Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 08:05

Enduro-Assinie---Mai-2008-0251-2.jpg

 

 Il y a quelques longues années, j'ai rédigé un article intitulé "Copilotes, dans l'Ombre des Géants", ces Géants, ces Stars, ceux là même qui attirent la lumière aussi sûrement qu'ils tiennent leur volant ! Hier, 14 février 2012, l'un d'entre eux et non des moindres nous a quittés, comme à son habitude, discrètement, Marc Gérenthon s'est éteint.

Oh bien sûr, je ne te mentirais pas Marc, lors du premier appel d'Alain j'ai saisi la portée de l'information mais il y avait, à cet instant, encore un espoir fut-il aussi ténu, et j'y ai cru !!

 

Je me suis rappelé notre rencontre et cette interview si surprenante, si amusante, si chaleureuse, et puis après, ta venue sur ce Bandama de la nouvelle ère Ambrosino à la tête de la FISA, ton sourire, tes commentaires et ces fous rires sur le podium de départ, ta prévenance et tes conseils envers tous les équipages présents; et que dire de l'arrivée, 48h après, tes encouragements chaleureux à l'endroit de tous, petits ou grands capés ou rookies, tu as tenu à être à leurs côtés pour mieux vivre, mieux (re-)sentir ce Bandama, ton Bandama !!

Toi, le premier vainqueur du tout premier Bandama de l'histoire du Sport Automobile Ivoirien, en 1969, avec ton épouse Hélène, qui nous a quittés il y a quelques années et qu'enfin tu vas rejoindre; ne confessais-tu pas à Alain et moi même ce matin de décembre que parfois le temps te semblait long, alors, va, rejoins là, et ayez une pensée pour nous tous à qui vous manquez déjà terriblement comme nos pensées actuelles vont vers vous.

 

Hélàs quelques heures plus tard, la nouvelle est tombée, la chance, souvent insolente qui a caractérisé une grande partie de ton parcours n'avait pas répondu à l'appel, fatalité, coup du sort, la vie n'a pas été tendre hier, le miracle ne s'est pas produit...

Marc, tu as crânement, en 1969, tenté ta chance, sans arrogance et sans complexe, tu as joué et gagné et tu es entré dans cette caste de pilotes Africains qui ont ouvert la voie, tracé coûte que coûte dans la sueur, le sang et la fatigue la voie pour des milliers qui depuis se sont succédés à l'assaut de notre Everest à nous le Bandama, les Dieux mêmes de notre sport se sont frottés à ce défi moins de 10 ans après sa création, de 1978 à 1992 alors qu'il intégrait le Championnat du Monde des Rallyes, tous ces noms qui nous ont fait rêver ont suivi, la trace, TA trace, celle que vous avez déssinée, ainsi Nicolas, Pescarolo, Waldegard, Mikkola, Makkinen, Kankkunen, Ragnotti, Todt... etc

Ironie du sort sans doute, Jean Todt sera parmi nous la semaine prochaine, cruelle ironie, Marc tu seras dans toutes nos pensées lors de cette visite, tu es un de ces pionniers qui ont rendu ceci possible et voilà que tu t'effaces dans un de ces moments clés...

 

Marc, c'est forcément trop tôt, trop tard, trop fort, que dire, le trophée que tu as créé et remis lors du dernier Bandama au plus jeune équipage pour les encourager dans cette démarche perdurera, il deviendra, sois en sûr une référence et ils seront nombreux dans les années à venir à vouloir inscrire leur nom dessus, nous en prenons l'engagement formel devant toi et les tiens !

 

Depuis hier soir, nous sommes des milliers d'orphelins, ces milliers d'amoureux du Rallye Africain, ces milliers d'amoureux du Rallye du Bandama, tu as ouvert la voie avec brio, à nous de nous montrer dignes de votre oeuvre, de ce fighting spirit qui était le votre, je sais qu'Hélène prendra soin de toi, salue la pour nous et dis lui que nous sommes toujours là, à entretenir la flamme, le feu sacré du Rallye Africain, celui là même qui a fait votre vie commune, in memoriam...

 

Et à vous tous qui passez par là ou qui un de ces jours prochains prendrez le départ d'un de ces mythiques Rallyes Africains, ayez une pensée pour ces seigneurs, ces aventuriers qui ont créé des Légendes, Marc Gérenthon était l'un d'entre eux, hier, un de ces seigneurs s'en est allé, hier, un de ces Géants que l'on croyait invincible s'est fait rattraper par la vie, un de ces Géants qui ont aussi ...des pieds d'argile !

 

Et pour rendre une dernière fois hommage à Marc et Hélène, retournez donc lire son interview en décembre dernier : "1969, 1er Bandama, 10 ans de Rallye, Une vie Merveilleuse", pour encore une fois rire et sourire avec Marc à écouter ses anecdotes et sa passion.

 

Marc, comme on le dit chez nous, que la Terre te soit légère, nos coeurs, eux sont lourds !

 

A bientôt l'artiste...

 

 

 

deuil.jpg

 

Par le Copilote Masqué - Publié dans : L'essentiel - Communauté : Pour les passionées d'autos
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 13:32

294804_156066621152804_100002484019719_275829_1795395165_n.jpg

Robe  Charles R Créations.

Parce que les Princesses et les fées existent et qu’elles ont rendez-vous avec  Queen Caroline…

  

 

D’autres, certes plus illustres, plus courageuses ou plus flamboyantes avaient tracé la voie, ainsi Néfertiti, Jackie Kennedy, Rosa Parks, Marguerite Yourcenar, Audrey Hepburn, Amélia Earhart, Grace Kelly, Mata Hari, Karen Blixen ou encore Marylin Monroe, tour à tour, icônes, pionnières, égéries ou Reines elles ont symbolisé un idéal féminin, une réussite assumée, un rêve réalisé !

Et pour éclectique et non exhaustive que cette liste soit, toutes, cependant avaient en commun ce caractère, cette passion, cette vista, en bref ce petit supplément d’âme qui leur a fait franchir le pas vers cette vie, ces conquêtes, ce rêve à portée de main…

Muriel est de ces femmes, moderne, volontaire, obstinée, mère et femme épanouie, sportive accomplie, avec un sens du beau étonnant, une créativité sans limite, une énergie sans fin et une passion et un amour de la vie remarquables à plus d’un titre.

Entrepreneur dans l’âme tout en s’en défendant, elle créa en 2008 les Rires de Julie – Stimulateur d’évènements et Wedding Planner, et nous a transportés au cours de ces dernières années dans des univers plus fous et originaux, plus magiques et féeriques les uns que les autres, mon coup de cœur en la matière restant les Trash the Dress sessions !

Mais en conquérante accomplie Muriel ne pouvait se contenter de cela, ne pouvait accepter un aboutissement, il lui fallait à nouveau d’autres conquêtes, d’autres enjeux, de nouvelles agences virent le jour, not enough !!, alors, à nouveau, Muriel remit à plat son métier, sa passion et ses aspirations et décida de créer sine die le prolongement naturel des Rires de Julie, Queen Caroline naquit peu de temps après sa seconde fille, d’autres horizons s’ouvraient, d’autres challenges, une autre dimension, celle du rêve et de l’enchantement !!

Et nul doute que du Rire de Julie à l’enchantement de (Queen) Caroline vous succomberez et pousserez la porte de ce boudoir cosy dès le 24 janvier prochain, au 1bis Av, Edouard Herriot – 13210 St Rémy de Provence.

Car, quel autre lieu que la Capitale Provençale de l’Art de Vivre, berceau de Nostradamus, peint par Van Gogh et lieu hautement romantique de la Provence authentique, quel autre cadre pouvait abriter un tel rêve, une telle ambition, la Passion verra le jour à Saint-Rémy-de-Provence, la perfection sied à l’exception…

Je me souviens, lors d’une mémorable séance d’essayages d’escarpins et autres accessoires destinés à la boutique, d’une conversation échevelée où Muriel décrivait avec force convictions et passion sa boutique et où nous échangions sur ce projet et sur ses motivations et Muriel de s’étonner au détour de la discussion d’un des traits de caractère de Julie, alors qu’à l’évidence Mère et Fille étaient dans cette parfaite osmose, dans cette fusion qui pousse l’une à mimer l’autre et cette dernière à mener ce tandem toujours plus loin dans la compréhension de la vie, l’acceptation de l’amour et  l’exploration des sens et de l’âme.

Car la clef est là, sachez le et ne vous y trompez surtout pas, il s’agît bien de son Âme, Muriel a un Grâal, le Bonheur, une quête, rendre vos rêves les plus fous réels, donner à vos idées les plus folles un écrin sur mesure, un lieu, une tenue, un accompagnement pour vous permettre de laisser exploser vos sentiments les plus forts, votre amour au Grand jour !

Et elle n’a de cesse de courir et vivre à 200 à l’heure pour aller chercher, tester, essayer l’accessoire, l’escarpin, le voile, la robe qui fera d’un mariage, un rêve et d’une mariée, une princesse, une Reine que dis-je !

Oui, Muriel est cette fée qui rendra vos rêves de Princesse réels, allez-y, lancez vous, poussez la porte de la boutique dès le 24 janvier prochain et entrez dans un univers si différent, un Monde où tout appelle au rêve, à l’émerveillement, où chaque coup d’œil déclenche une nouvelle pluie d’étoiles et où l’enchantement va crescendo, jamais tel lieu, tel cocon, tel écrin n’a autant mérité de coller au magnifique poême de Charles Baudelaire, l’invitation au voyage

                « …Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté… »

Et c’est bien d’un voyage dont il s’agit, un voyage fou, enivrant, passionnant au cours duquel Muriel vous emportera dans vos rêves les plus insensés, dans ses idées les plus incroyables, au-delà de vos plus fols espoirs !

Et si malgré tout je n’avais réussi à vous convaincre de céder à ce plaisir délicat, je laisserais alors le mot de la fin à l’Académicien Français dont l’avenue (au 1bis, Avenue Edouard Herriot) porte l’illustre patronyme :

                « …Hâtez-vous de céder à la tentation avant qu’elle ne vous passe… »

 

 

PS : Pour ma part je ne saurais attendre bien plus longtemps avant d’aller traîner mon objectif dans ce lieu à l’atmosphère si …magique !

340287_100494133405259_100003340170862_1723_1830188899_o.jpg

Par le Copilote Masqué - Publié dans : Dans l'air du temps - Communauté : Expatrie(e)s
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 17:03

Enduro-Assinie---Mai-2008-0469.jpgBandama, un nom, un terme devenu générique, un monument du Sport Automobile Africain devenu une légende. Du bord des routes du Monte – Carlo, en passant par celles de Pike’s Peak ou Mombasa, difficile de ne pas croiser un aficionado qui n’ait pas sa petite idée, voire son anecdote sur ce Rallye Emblématique. Voulu par son visionnaire créateur, Jean-Claude Bertrand, comme le Rallye le plus dur au Monde, plus dur même que l’effrayant Safari – Kenya, le Bandama est né en 1969, nous y reviendrons, mais il connaîtra un de ses plus hauts faits de guerre, le plus retentissant en tous cas, en 1972, lors de cette édition, aucun des participants ne ralliera finalement l’arrivée.  La presse internationale fera ses choux gras de cet évènement, la célèbre revue Echappement l’adoubera définitivement en titrant : « Rallye du Bandama, le Rallye de l’impossible ! », Jean Claude Bertrand a réussi son pari, SON Rallye devient l’Everest de la discipline, s’y frotter ou le défier devient un acte de courage en soi, une preuve de bravoure.

Le Monde du Sport Automobile se penche dès lors sur la Côte d’Ivoire et sur ces drôles de gars qui, à des milliers de kilomètres de l’hexagone défient les lois de la mécanique, de l’équilibre et de la raison à bord de leurs autos. De 1978 à 1992, le Bandama intègre donc le Championnat du Monde des Rallyes, toutes les stars de la discipline défileront sur nos pistes latéritiques, secoués des fois, bousculés parfois, envoûtés toujours, ainsi Alain Oreille, Stig Blomqvist, Bjorn Waldegard, Hannu Mikkola, Henri Pescarolo, Jean Ragnotti, Jean-Pierre Nicolas, Jean Todt, Juha Kankkunen, Kenjiro Shinozuka, Kenneth Eriksson, Timo Makinen, Manfred Sthol, Michèle Mouton, Walter Rohrl, Timo Salonen et consorts. Le Bandama parcourt, à cette époque là près de 5.000Kms !

Rapidement, les coureurs locaux tirent aussi leur épingle du jeu et commencent à accéder aux marches du podium, ainsi verra-t-on s’illustrer les Mitry, Choteau, Servant, Tauziac (vainqueur en 1990), ou encore Alain Ambrosino qui l’emportera en 1988 !

 

Retour donc, comme promis en 1969, cette année là, Alain Ambrosino, avec son permis de conduire de moins d’un an en poche et des rêves de gloire plein la tête, s’aligne au départ du Bandama au volant d’une R8 Gordini, las, il devra remiser à plus tard sa soif de vaincre, ce premier Bandama marquera la victoire et le pied de nez d’un autre passionné Abidjanais, j’ai nommé Marc Gérenthon, Marc & Hélène l’emportent avec leur R8 Gordini au nez et à la barbe du gotha du Sport Auto Ivoirien !

Alors, comme les légendes ont la peau dure et tant que les princesses et les chevaliers feront rêver les jeunes enfants, Alain Ambrosino tout juste élu Président de la FISA a voulu son retour aux affaires comme un retour aux origines, à la source, résultat, comme le disait très justement un ami sur sa tweetline, ce nouveau Bandama sent bon le « retour vers le Futur », retour à l’esprit du Bandama.

Et à célébrer l’évènement en grand, même les astres s’y mettent, ainsi, le week-end précédent Bjorn Waldegard remporte le Safari Classic au Kenya, comme un clin d’œil adressé à son ancien compagnon d’écurie Ambrosino, les talents d’hier sont toujours présents sur les podiums actuels, la magie des Rallyes Africains opère toujours, la légende se nourrit de leurs exploits et le rêve continue.

 

La scénographie en place (Organisateur P. Namé – ASACCI / Directeur de Course N. Zarour), le parcours dessiné (405,60 kms dont 259 de spéciales entre Grand Bassam, Bonoua, Alépé, Samo, Assinie), le timing établi (2 étapes, 5 sections, 16 spéciales), ne manquaient plus que les concurrents, pas moins de 16 répondront à l’appel du chrono, venu avec tous un seul objectif en tête, défier le Bandama et le finir…

Comme dans toutes les Légendes il faut souvent terrasser une créature extraordinaire ou accomplir quelque exploit surhumain pour obtenir son statut de preux Chevalier, il en est ainsi depuis Hercule ou le Minotaure. Et seules les âmes pures triomphent de l’insurmontable nous dit-on dans ces Contes & Légendes, alors, le Bandama sera-t-il digne de sa Légende, quel mortel invitera-t-il à son banquet ?

 

Autant de questions que les 16 équipages au départ se sont forcément posées au moment de défiler ce samedi 3 décembre à 10h sous les regards protecteurs d’Alain Ambrosino et Marc Gérenthon et sous les regards admiratifs et respectueux des centaines de spectateurs présents au fil du parcours !

Au départ, tout le monde guette l’équipage quadruple Champion de Côte d’ivoire, Soumaoro Moriféré – Garcia Philippe sur leur Mitsubishi Evo9, mais on cherche aussi à approcher tous ces autres conquérants de l’Ogre Bandama, Malherbe/Brion (Subaru Impreza N10), Bottari/Le Parlouer (Subaru Impreza Gt), Jaber/Rousseau (Mitsubishi Evo8), Molinié/Tribout (Mitsubishi Evo7), Bottari/Oury (Citroën Xsara), Farhat/Farhat (Nissan Pulsar), Gamallo/Alain (Peugeot 205), Nobou/Kouadio (Toyota), Cissé/Kouamé (Subaru Impreza Gt), Chaynes/Comas (Mitsubishi Evo6), Bakary/Konan (Subaru Impreza N12), Fané/Fané (Peugeot 205), Gigault/Cicoira (Peugeot 205), Abondio/Richard (Peugeot 205), Ouattara (Peugeot 205), les fauves sont lâchés, le Bandama va méthodiquement broyer leurs rêves, torturer leurs mécaniques et éprouver leur physique !

 

Enduro-Assinie---Mai-2008-0314-2.jpg

 

Après seulement une section et 3 spéciales, ce sont déjà 7 voitures qui manquent à l’appel, les mécaniques, les hommes et leurs efforts n’ont pas eu le dessus, le parcours du Bandama, la pression des adversaires, la fatigue déjà, d’organismes soumis à des contraintes très éprouvantes (parfois près de 60°C dans les habitacles) procèdent à une sélection « naturelle »…

Quelques heures plus tard, au crépuscule, alors qu’ils s’apprêtent à prendre le départ de la dernière section du samedi, de nuit dans un interminable aller-retour sur Alépé ils ne sont plus que 4 à se battre pour le podium final !! Soumaoro/Garcia devancent de près de 8 minutes Malherbe/Brion, Molinié/Tribout sont en embuscade juste derrière et enfin Farhat/Farhat ferment le rang.

 

Samedi 3 décembre, 21h30, ils sont de retour à Grand Bassam, à l’assistance, Malherbe/Brion ont cédé leur 2ème place à Molinié/Tribout mais les 4 sont encore là, la nuit, courte, est agitée, le Bandama se jugera au terme de la section dominicale de 5 spéciales, un morceau de bravoure !

 

Dimanche 4, 10h, ils s’élancent, suivi de 4 autres courageux équipages qui ont souhaité repartir en Super Rallye pour vivre cette fête masochiste jusqu’au bout !

Dimanche 4, 14h, c’est un équipage Soumaoro Moriféré/Garcia Philippe qui franchit l’arrivée en grand vainqueur, ils ont surmonté un à un tous les obstacles de ce Bandama, leur âme est pure, leur sourire triomphant, mieux, ils sont en véritable état de grâce, de ces instants où la vie vous donne l’occasion de vous transcender, de magnifier votre art, de survoler les écueils, Molinié/Tribout finissent seconds, Malherbe/Brion sont troisièmes et Farhat/Farhat terminent 4èmes.

 

Enduro-Assinie---Mai-2008-0588.jpg

 

Au final ces quatre équipages là ont vaincu mais croyez moi, aucun de leurs adversaires n’a démérité, seul le Bandama, finalement,  était là pour jouer…

 

 

 

imagesCAOOR39J.jpg

Par le Copilote Masqué - Publié dans : Rallye : Côte d'Ivoire - Communauté : Côte d'Ivoire - Afrique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 00:01

008.JPGEt voilà, après quelques longues heures sous le soleil et la chaleur, après une longue réunion du Collège des Commissaires, le 37ème Rallye de Côte d'Ivoire - Bandama is officiellement Go !!!

Au terme des vérifications ce sont donc 17 équipages qui seront autorisés à s'élancer demain matin à 10h00 GMT depuis le podium de Grand-Bassam pour une première étape qui se décompose en 4 sections et 11 ES pour un total de 301,30 kms dont 178,20 de spéciales !

 

Au départ demain on trouvera donc en n°1 Soumaoro Moriféré - Garcia Philippe (Evo 9), en n°2 Ali Jaber - J-C Rousseau (Evo 8), en n°3 Loïc Malherbe - Thierry Brion (Subaru Impreza N10), en n°4 Marc Molinié - Christian Tribout (Evo 7), n°5 Bottari Cyril - Leparlouer Nicolas (Subaru Impreza Gt), N°6 Chaynes Gary - Comas Romain (Evo 6), suivent dans l'ordre, Fané Bakary (Subaru Impreza N12), Farhat William - Farhat Andrea (Nissan Pulsar), Cissé (Toyota), Fred Nobou - Kouadio Kan Jesus (Toyota), Bottari Luigi - Oury Philippe (Citroën Xsara), Gigault Frédéric (Peugeot 205), Abondio (Toyota), Fané Abdoul (Peugeot 205), Ouattara (Peugeot 205) et enfin Bamba Gamallo (Peugeot 205).

 

Au menu de cette première étape : ES1 - Tchintchébé - 24,50 kms, ES2 - BonPrix - 11,70 kms, ES3 Abrobakro - 12,50 kms, Assistance Bassam, ES4 - Mondoukou - 26,70 kms, ES5 - Sélectima - 20,80 kms, ES6 - Bonoua Céleste - 8,80 kms, Assistance suivie d'un parc de regroupement à Bassam, ES7 - Mossou - 15,90 kms, ES8 - Motobé1 - 11,30 kms, ES9 - Ingrakon - 18,70 kms, regroupement Alépé, ES10 - Andou M'bato 11,10 kms et enfin ES11 - Motobé2 pour 16,20 kms et enfin assistance à Grand Bassam, première voiture attendue 20h50 GMT ! 

 

Petit Rappel donc c'est demain dès 10h00 GMT et 11h00 heure Française, le live est à suivre sur http://www.f-i-s-a.org rubrique News & Live ! En attendant, très bon repos à tous comme à nos Gladiateurs du week-end !!!

 

 

 

 

breitling-20wallpapers-20-30-_thumbnail.jpg

Par le Copilote Masqué - Publié dans : Rallye : Côte d'Ivoire - Communauté : Pour les passionées d'autos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 22:44

GerenthonBandama71.jpg

...Marc & Hélène Gérenthon - Abidjan - 1971...

 

Allez, autant le dire, il y a encore 72h je ne savais toujours pas de quoi j'allais bien pouvoir partir pour faire mon petit teaser du Bandama (avant que de vous livrer la présentation officielle dès demain !), et puis, au détour d'une conversation Alain (NDLR : Ambrosino) a allumé le feu, mes neurones se sont mis à se télescoper en en l'espace de 7h j'avais bouclé 3 interviews et à la fin de la journée je tenais mon sujet et mes yeux clignotent encore et croyez le ou non, rien que de relire mes notes la chair de poule m'envahit, Dieu que vous êtes beaux Marc & Hélène, Dieu que notre sport est beau...

 

Rendez-vous fût donc pris avec Alain en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je ne tenais plus en place depuis déjà une heure, pensez, interviewer le tout premier vainqueur du Bandama, ici à Abidjan, je suis là, Alain arrive, il est temps, je piaffe, stresse même un peu, en oublie mes notes et... Oh well !!... allons-y, un bureau, deux bureaux et... il est là, oui, c'est bien lui, croisé il y a quelques années, petit bonhomme en perpétuel mouvement, toujours rieur et à l'esprit vif et taquin, il est là, il virevolte autour de nous à rassembler des fauteuils, mon regard est locké sur le personnage, c'est iréel, Gérenthon & Ambrosino pour moi tout seul dans ce bureau, oh non, je ne suis pas du genre groupie, loin s'en faut, j'aime simplement les personnages, les gueules, les histoires, j'aime ces mondes qui se télescopent, ces regards qui disent une vie, une passion !!!

 

Assis, finalement, son regard, curieux, alerte, j'ai l'impression d'avoir douze ans, Alain joue les entremetteurs et introduit ma requête !...

Il se marre, d'un de ces rires francs, non feints, je me décompose, le temps s'arrête... je vais me dissoudre dans l'espace temps...

 

Marc Gérenthon : "...Mais mon dieu quelle idée... une interview, moi... Mais bon sang, en voilà une idée, pour dire quoi ???..."

 

Moi : "... [   ] ..."

 

Alain Ambrosino : [ se marre et j'en suis quasiment sûr, boit du petit lait ! ]

 

Moi : "...je sais pas, enfin je veux dire parce que, quand même, gagner le premier Bandama de l'histoire au volant d'une R8 Gordini, près de 2000 kms de Rallye et..., enfin quoi, comment, pourquoi ???..."

 

M.G. : "...Ah oui, la R8 Gordini, j'en avais tiré, non parce que voyez, je suis mécano à la base, j'en avais tiré 125 cv, pour 750 kg !!! Et puis Hélène elle était là, à droite, elle prenait les notes et puis surtout elle calculait les temps impartis, c'était ma coéquipière, elle calculait et elle me disait, ralentis ! vous comprenez, quand vous roulez à cette vitesse vous pensez plus aussi vite !..." "...après, je sais pas, on a roulé c'est tout et puis, enfin, après, à l'arrivée, on savait même pas qui avait gagné... ...et puis alors, moi je suis dans l'avion pour Bouaké où je vais faire une expertise et c'est là qu'on me l'a appris, une sacré joie, belle surprise !!!..."

"...après on a été fêtés, c'était grandiose, ils ont fait monter la R8 sur la scène de l'Hôtel Ivoire, ah oui, c'était quelque chose !..."

"...Après 70, en 1971 on est passés sur la Peugeot, on était dans la même écurie que Neyret et Terramorsi, c'était sympa cet esprit d'entre aide, une fois, je me rappelle on roulait, on roulait, on devait pointer et puis d'un coup je vois Bob (NDLR : Neyret) et Terramorsi garés, alors, on s'arrête et je leur dit les gars faut aller pointer on est à la bourre et ils sont repartis, tu vois c'était mes concurrents mais bon, je les repêche !..."

"...On aurait dû être premiers mais Neyret voulait pas ouvrir à la Djibi donc il nous laisse partir devant, du coup, on roule, et puis vers l'arrivée, Hélène se détache pour être prête à aller pointer et là, à la bosse de la Djibi (NDLR : à la tour !), on jumpe, on s'envole, on a d'ailleurs fait la couverture d'échappement à l'époque avec ce jump, on s'est dit avec Hélène, P..... on revient de loin ! Oui, on aurait dû être premiers et puis finalement on arrache une roue et je finis sur 3 roues et on termine seconds..."

"...une fois je me rappelle, entre Abengourou et Aboisso en recos, on passe sur un pont en bois, l'eau arrivait au ras, on repasse pendant le Rallye, l'eau vait bien baissé et on a découvert que le pont surplombait un vrai ravin !!!..."

"...et au Maroc, on finit 11èmes sur 12 à l'arrivée (60 au départ),alors qu'au départ ils nous avaient refusés parce que les contre plaques de l'arceau étaient mal soudées, on a passé la nuit à faire souder ça localement et puis finalement..." "...le Roi du Maroc nous a d'ailleurs offert un million, parce qu'on était 11èmes mais premiers dans la montagne et le brouillard..." "...toujours au Maroc, on arrive dans un virage et là on voit Shekhar Mehta planté, alors, on s'arrête et puis on lui dit Bon Ben I'm Sorry et puis on repart. Et puis le soir, on arrive à l'étape, à l'hôtel et là, devant l'ascenceur il y a Shekhar, on se regarde et il nous dit en riant I'm sorry !!!..."

"...la Peugeot a été la meilleur auto que j'ai eue, la Datsun manquait de puissance, mais la Peugeot !!!...."

"...un jour, en recos, entre Touba et San Pedro, SARI m'avait prêté une voiture neuve pour les recos, on arrive sur une sorte de dos d'âne et on atterrit sur une pierre, transmission fracassée et la voiture part se câler contre un bout de falaise en latérite et voilà Hélène qui a vu venir le choc avec les doigts coincés entre l'arceau et la carrosserie, alors je sors, je cherche un outil, je trouve ma machette et là, je lui dis ne te fais pas de mauvais sang, avec ou sans les doigts je te sortirais de là, ohhhh, elle a gueulé !!!..." "...oui, elle bougonnait mais bon, elle faisait un sacré boulot, ouais, c'était ma coéquipière !..."

"...et puis un jour elle a décidé d'arrêter, on était vers Dimbokro, on marchait un peu fort, on était à une seconde de Jean Pierre Nicolas, alors le Gérenthon qu'est-ce qu'il fait, il bourre !!! ...oui, je volais bas, c'était de l'acrobatie, en travers partout et puis d'un coup il y a eu cette ravine en travers et on arrive, la roue avant droite tape dedans tellement fort qu'elle se met en travers et traverse le plancher d'hélène entre ses jambes, la roue est là avec nous dans la voiture et c'est la sacoche des notes qui lui a protégé la jambe, heureusement ! mais bon, elle a gueulé, oh oui, elle a gueulé puis elle a jeté ses notes, c'était fini, elle a arrêté !..."

"...non, on avait pas peur, c'est après des fois, on se disait... En dix ans de Rallyes j'ai appellé 3 fois ma mère, là c'est que ça allait vraiment mal !!!..."

 

"...oui, ça a été dix ans de Rallyes, une vie merveilleuse !!...".

 

C'est vrai, que voulez vous que je vous dise, y-avait pas grand chose à dire, on y aurait passé la journée sans problème, le bonhomme est prolixe et passionnant, las, il a fallu prendre congés mais avec la promesse de l'avoir samedi pour donner le départ du 37ème Bandama, 42 ans plus tard, presque une vie, une passion à coup sûr, encore merci M. Gérenthon pour tout ça !

 

Deux heures plus tard j'étais au téléphone sur la piste d'un autre partant de ce Bandama 1969, mais avec l'accord de Gilles (Pulvéric), Roger, son père, aura droit à un petit traitement particulier demain, après les vérifs ! ;-)

 

Une heure plus tard, je rencontrais à nouveau un partant du Bandama 1969, Nadim Farhat, oncle de l'actuel coureur William Farhat, cette année là Nadim prit le départ au volant d'une Daf 55 !!!???!!....

Là aussi, dois-je le préciser, la rencontre est un choc, l'homme porte beau, vif et alerte, la passion se lit quand on commence par effleurer le sujet mais le bougre ne se livrera pas aussi facilement, il guette, soupèse, jauge, je suis à nouveau sur un grill et les premiers rares mots sont lourds, épais et lents, je cherche à me faire accepter, les questions sont rares, les réponses nettes, concises, et puis sans que ni l'un ni l'autre ne nous rendions bien compte l'échange se fait plus rapide, rythmé, les points de vue et idées fusent, Nadim me parle de cette bande de potes, d ecette confiance, ce fair play qui sous tendait tout, il me parle de ses potes, de Daloa, Divo, Gagnoa, Issia, Bouaké, de Jean Claude Bertrand, de gaston Gardelle qui se tuait en recos pour le Bandama 1970, du choc, de l'envie d'arrêter, de l'arrêt, de l'envie justement, de la vie tout court, là aussi le Bandama coule dans les veines, a façonné un homme, un parcours, une génération, des héros ordinaires, une bande de potes.

 

Merci Nadim pour ces presque deux heures si intenses et promis très vite on va remettre ça pour aller un peu plus loin traquer le vieux démon du Bandama !! ;-)

 

3 heures plus tard, enfin, je retrouvais à nouveau Alain Ambrosino, pour, enfin, aussi, connaître SON Bandama 1969 à lui !

 

Moi : "...pourquoi une R8 Gordini ???..."

 

Alain Ambrosino : "...et bien parce que depuis l'âge de 12 ans je rêvais d'une Alpine et bon, c'était quand même un sacré budget, donc du coup j'ai fait venir de France cette R8 Gordini..." "...3 semaines avant le Bandama, la voiture était en révision et je viens la récupérer, et là, le Chef d'Atelier, un Champion du Monde, tu vois non ? ...me dit, viens on va essayer ta voiture, tu vas voir comme elle marche. Bon, on part vers Vridi, on passe le pont et on revient vers Treichville et là, au niveau de BloHorn, il y avait un feu, c'est rouge, le gars appuie pour passer et là, une voiture arrive de la droite et explose la Gordini...."

"...moi forcément c'est des larmes, ma voiture détruite, mon premier Rallye que je vois m'échapper et je dis au gars, bon, maintenant on fait comment ??? Heureusement il y avait une autre R8 Gordini dans le show room et donc ils ont joué le jeu et me voilà avec une autre auto, toute neuve !..."

 

Moi : "...c'est génial !!..."

 

A.A. : "...oui, mais attend, arrive l'expert automobile qui jauge ma voiture et la déclare épave, du coup, il rachète une misère l'épave, change deux ailes, quatres phares, le capot..."

 

Il (l'expert !) en tirera 125 cv et s'appelle Marc Gérenthon...!!! Et remportera le Bandama au nez et à la barbe d'Alain sur son ancienne voiture !!

 

"...Et du coup on s'est élancés, Bouaflé, Dabou, N'douci, Dabou... A l'arrivée on savait rien, la seule chose c'était que c'était une R8 Gordini qui l'avait emporté, et dans ma tête pas de doutes, c'était moi, pas un de ces tocards, et au final c'était Marc & Hélène..."

"...l'année suivante, en 1970, la première épreuve était autour d'un pâté de maison vers les Grands Moulins, c'était que de la latérite, et j'enquillais meilleur temps sur meilleurs temps au fil des tours, et je roulais, je roulais, bon, y-avait bien cette lumière rouge qui se déclenchait à un intervalles réguliers, mais bon, au final un moteur ! Rallye foutu...!!!..."

 

Une fois de plus, une histoire faite de potes, de confiance, de hasards de la vie et de faits de course, et un Rallye, le Bandama qui a traversé les époques et les générations pour continuer de faire fantasmer, de belles trajectoires de belles ellipses, des vies tout simplement...

 

...l'espace temps se détend à nouveau, je reprends une respiration profonde, je viens de traverser un trou noir dans lequel j'ai l'impression d'avoir fusé à la vitesse de l'éclair, mes yeux me brulent, mon pouls tape, mes tempes vibrent, je sors d'une expérience de rêve imminent...!?!!

 

RDV donc M. Gérenthon, samedi matin 10h00 GMT à Grand Bassam sur le podium de départ pour lâcher ces jeunes fauves !

 

Et au moment de monter sur le podium samedi, pilotes, copilotes, prenez un instant pour croiser le regard de Marc avant que le drapeau ne s'abaisse, croisez ce regard vif et profond, laissez vous happer par son sourire et surtout renvoyez le lui ! renvoyez le lui en ayant une pensée pour Hélène, une pensée pour cette coéquipière, pour ces 10 ans, pour cette vie merveilleuse, pensez à la voie triomphale qu'ils nous ont ouverte et à ce chemin parcouru et ne roulez pas des mécaniques, en dix ans, Marc & Hélène en ont vu beaucoup plus que ce que vous pouvez même imaginer...

 

Moi en tous cas, je serais là M. Gérenthon, comme promis et qui sait, peut être qu'après le départ de la dernière voiture m'accorderez vous la faveur de nous accompagner voire passer un ou deux rookies et alors nous pourrions, encore un peu, parler d'Hélène et de vos frasques en Rallye, oui, qui sait, peut-être...

 

Respect total M. Gérenthon,

 

A tous ceux qui cette année là ont défié le Bandama et subi l'affront de Marc & Hélène, à cet héritage qu'ils nous ont laissé, à ce monde qui nous sépare, à cette passion qui nous unit !!!

 

Mention spéciale à Alain Ambrosino, à Nadim Farhat et à Roger Pulvéric, puissions nous un jour, à vos yeux être dignes de ce que vous avez bâti et vécu !!!

 

Pour Hélène...

 

 

 

757083204-a0e67d2890-o.jpg

Par le Copilote Masqué - Publié dans : Rallye : Côte d'Ivoire - Communauté : Pour les passionées d'autos
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 21:13

1798537258.jpg

En des temps immémoriaux où nos souverains étaient couronnés et sacrés en la Cathédrale de Reims, en ces temps immémoriaux où le Royaume de France guerroyait avec le Royaume d'Angleterre, en ces temps immémoriaux où le sacre représentait le lien étroit entre Dieu et le Roi, lien qui se manifestait par la cérémonie du sacre, cérémonie qui conférait un caractère Divin au Roi, le rapprochant ainsi du statut des hommes d'église. Le sacre ne fait pas le Roi mais accroît sa légitimité d'une dimension religieuse. Il est ainsi élevé au dessus du reste des laïcs, il devient un personnage sacré.

 

Ainsi donc Sébastien Loeb, en défaisant un à un tous ses adversaires en ce Rallye de Grande Bretagne accède à son huitième sacre Mondial, maître incontesté et incontestable de la discipline, il a, une fois de plus, bannis les hérétiques et imposé sa loi, son pouvoir Divin. Triomphant des Fords sur leurs terres l'enfant d'Alsace a reproduit le rituel qui au travers des siècles nous a, toujours, opposés à nos voisins anglo-saxons, ainsi qu'en 1337-1453 lors de la Guerre de cent ans Philippe VI de Valois le Franc l'emporta sur Edouard III d'Angleterre, ou en 1756-1763 lors de la Guerre de sept ans où le Royaume de France affronta le Royaume de Grande-Bretagne.

 

Ce jour de l'An deux mil onze, le 11 novembre, est donc la seule exception en laquelle on accepterait l’hérésie de voir du sang bleu couler dans les veines de l’Octuple Champion du Monde, ainsi donc, après Louis 1er le Pieux (816), Louis VII (1131), Louis XIII (1610) et Louis XV (1722), Sébastien Loeb mériterait à son tour d'être le 5ème Grand de France à recevoir au mois d'octobre le sacre Royal en la Cathédrale de Reims. Et s'il vous fallait, vous autres, hérétiques et autres mécréants un autre signe Divin pour vous convaincre un peu plus, sachez que jusqu'au 23 octobre 2011, la sainte Cathédrale fête son ...huitième Centenaire, quel autre écrin pour un huitième sacre ???

Inclinez vous et implorez sa grâce et mansuétude, le Roi règne et vous devez l'honorer !  

 

Ainsi donc, déclamons nous que l’affront à nous, peuple de France, fait, lorsque Jeanne d'Arc, celle là même qui mena le dauphin Charles au sacre en la Cathédrale de Reims, fut condamnée au bûcher et livrée au "bras séculier" le 14 mai 1431 par les Anglais, est en ce jour de l’an deux mil onze, le 11 novembre, lavé !

Et si Jeanne pérît en martyre sur le bûcher, qu’il soit inscrit sous la nef de chaque Cathédrale Franque que ce sont sur des chevrons ardents que ses adversaires (ceux de Sébastien Loeb) tous aussi combatifs que redoutables durent renoncer à leur fol espoir, Dieu est et demeure unique !

Qu'il soit également gravé au coeur de ces murs saints que c'est en Terre de Galles, une des quatres constitutives du Royaume Uni que Sebastien Loeb est allez livrer bataille, qu'il soit également noté qu'il y terrassa le Dragon Rouge symbole de l'étendard du Pays de Galles et qu'il devint, à cet instant précis un Grand de France !

Croire que Dieu est le Seigneur des mondes et le Maître Absolu est un acte du coeur. Croire qu'il est Dieu ne se limite pas à la croyance mais couvre le comportement, les actes, l'accomplissement de l'adoration et sa réservation à Lui seul.

 

Prière du sacre (Chateaubriand / Mémoires d'Outre-Tombe, La Pléiade, Tome II, page 119) :

"...Dieu, qui par tes vertus conseilles tes peuples, donne à celui-ci, ton serviteur, l'esprit de ta sapience !

Qu'en ces jours naisse à tous équité et justice : aux amis secours, aux ennemis obstacles, aux affligés consolation, aux élevés correction, aux riches enseignement, aux indigents pitié, aux pélerins hospitalité, aux pauvres sujets paix et sûreté en la patrie !

Qu'il apprennne à se commander soi-même, à modérément gouverner chacun selon son état, afin, ô Seigneur ! qu'il puisse donner à tout le peuple exemple de vie à toi agréable..."

 

"Vivat Rex in oeternum"1 s'écrie la foule au terme du sacrement, des quatre coins de France et de Navarre et bien au delà des frontières du Royaume Franc ils furent nombreux, ce jour, à s'exclamer "vivat Loeb in oeternum" !!!


 

 

 

Hyacinthe-Rigaud--Louis-XV-roi-de-France-et-de-Navarre--171.jpg

 

1) : "vive le Roi pour l'éternité"

 

PS : et si d'aventure il s'en trouve parmi vous chers lecteurs un suffisamment inspiré, photographe, publicitaire, communiquant, osez ! Osez ce cliché, Loeb revêtu de ses atours habituels, combi et chaussons mais également ceint de la cape royale en Zibeline ou de la tunique jacinthe à fleur de lys, recevant le sacrement en la Cathédrale de Reims ! Après la série de photos revisitant la Cène vous nous devez bien ce Loeb Royal, recevant le droit Divin ! Allezzzzzz Please !!!!

Par le Copilote Masqué - Publié dans : L'essentiel - Communauté : Pour les passionées d'autos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 11:46

original_42274_demi.png À l’origine, le terme barbare — emprunté en 1308 au latin barbarus, lui-même issu du grec ancien βάρϐαρος bárbaros (« étranger ») — était un mot utilisé par les anciens Grecs pour désigner d’autres peuples n’appartenant pas à leur civilisation, dont ils ne parvenaient pas à comprendre la langue. Bárbaros n’a à l’origine, aucune nuance péjorative, il signifie « non grec » ou plus largement toute personne dont les Grecs ne comprennent pas la langue, quelqu’un qui s’exprime par onomatopées : « bar-bar ».

Puis le sens du terme a évolué au gré des invasions et dominations, conquêtes et croisades vers un sens plus péjoratif qui donna lieu à un générique, la Barbarie. Nom féminin signifiant cruauté, inhumanité, absence de civilisation, synonymes : Atrocité, Bestialité, Brutalité, Cruauté, Férocité, Sauvagerie...

 

Ainsi donc Khadafi est mort, violemment, brutalement, à l'image de son règne de despote terroriste, ainsi donc, celui qui le serrait encore dans ses bras il y a encore 3 ans sur le perron de l'Elysée est devenu Père, ainsi donc n'a-t-il pu exulter, éructer, brâmer sa satisfaction, sa joie, sa félicité d'avoir gagné SA guerre contre la Lybie et son axe du mal à lui. Ainsi donc nous-a-t-il délégué son... son quoi d'ailleurs, BHL est quoi, BHL veut quoi, est qui ? être Calife à la Place du Calife ? Maître du (de son) Monde ? BHL qui déclencha cette guerre sans en avoir aucune légitimité s'est posé, s'impose et à la fin on aimerait bien implose comme un ballon de farces et attrappes...

Ainsi donc, BHL en lieu et place de son maître, de son mentor Elyséen envahit (après la Lybie) l'espace audiovsuel Français pour se livrer à la curée, pour réclamer son dû, affirmer son ascendant de mâle dominant, de chef de meute, tour à tour hier soir sur Canal+, sur France 2, ce matin sur France Inter, il livre SA version, de Sa guerre, il explique SA vision de notre monde libre, il impose SA pensée universelle.

 

Oui, BHL est un Barbare, non, sa chemise immaculée et sa coiffure étudiée en soufflerie ne sauraient masquer l'avidité, la cupidité de ce philosophe "free lance" revendiquant ses idées au nom d'états d'âmes personnels, ainsi donc BHL et ses non réponses peut se lever, au nom de qui, de quoi et engager le pays qui est le sien (le nôtre ?) dans une croisade moderne pour un avenir meilleur et plus radieux ? Meilleur et plus radieux, laissez moi deviner où le pétrole coulera à flôts et le pays sera à reconstruire ?

Alors BHL occupe le terrain, connaît le moindre chef de guerre et l'a au téléphone en permanence, il faut sauvegarder les intérêts supérieurs de la nation, ainsi donc c'est un mirage (Français) qui a bombardé le convoi funeste et permis l'arrestation du guide de la Révolution Lybienne, avant que de debout (comme les photos ci-dessus le prouvent) et lucide on ne le retrouve couché et mort dans ce pickup. Ainsi donc Kadhafi n'aura pas de procès, cela arrangerait-il certains de ses anciens amis ???...

Et le Département d'Etat Américain de déclarer dans la foulée qu'un drone US a lui AUSSI bombardé le convoi et a donc lui AUSSI droit à... A quoi exactement, au pétrole, à la reconstruction, à l'attention voire la considération de BHL ? Barbares !

 

Barbare, BHL, oui, Barbare, Humanitaire, Libertaire, BHL, le trou noir a une existence, il vient de le prouver, pire encore, il vient de prouver qu'au nom de son égo et d'une liste de naissance feutrée on pouvait, tout philosophe que l'on soit, abandonner ses pairs, ses concitoyens, ses idéaux, ses apostolats de lutte contre l'injustice, l'inhumanité, la barbarie.

Ainsi donc BHL a eu, une fois de plus, l'arrogance, la suffisance de briller sous les feux des caméras, de vendre du rêve électoral en live, pendant que son mentor nous vendait de l'humanisme familial à consonnance électorale et Républicaine.

 

Ainsi donc, votre Barbarie politico-médiatique messieurs a très judicieusement occulté votre FAIL contre la vraie Barbarie, touchant directement à vos concitoyens, ainsi donc, avez vous, alors que sa dépouille même est encore l'objet d'odieux et inhumains marchandages, ainsi donc, avez vous, déjà, enterré Marie Dedieu...

 

Marie Dedieu, 66 ans, tétraplégique, souffrant d'une insuffisance cardiaque et en phase terminale d'un cancer, victime de ses bourreaux, de leur inhumanisme, leur barbarie, de l'absence de soins, de l'absence d'intérêt, de votre indifférence... Que BHL n'est-il pas allé offrir sa chaste poitrine aux balles des ravisseurs sur les plages de Somalie, réclamer, hurler, mobiliser pour la justice, la libération, l'humanisme, le droit à la libre pensée, où étais-tu BHL ? en train de mener une guerre qui n'est pas la tienne, qui ne t'appartient pas, qui ne te regarde pas quelles que soient tes rancoeurs, tes aigreurs ou vos ambitions mondalistes, où étiez vous messieurs ?

Comment pouvez vous tolérer cet assoudissant silence à propos de Marie, comment accepter ces images d'une clinique Parisienne ou d'un pickup en plein désert alors que Marie vient de s'éteindre dans quels tourments, dans quelles souffrances, dans une telle indifférence, Honte à vous messieurs.

Et si cette Barbarie est devenue somme toute banale, ordinaire, nécessaire ?? Et bien nul doute qu'à trop la banaliser, l'instrumentaliser, la médiatiser vous aurez, un jour je l'espère, à répondre de votre responsabilité, votre engagement en tant que Barbares à votre tour.

 

Nous n'avons rien appris des invasions de Barbares ancestrales, rien retenu des deux guerres mondiales et continuons, à l'envi, à poser des actes dits barbares, bien loin de vos discours et de nos aspirations à une paix, une justice, un idéal, ainsi les dictateurs doivent-ils accepter d'être fusillés (Ceausescu), pendus (Saddam Hussein) ou abattus (Mouammar Kadhafi) en direct ! Et celà, n'est somme toute pas si terrible, non, ce qui est le plus terrible, le plus barbare, c'est que cela doive être ainsi pour servir vos intérêts politiques et existentialistes, c'est cela la vraie Barbarie ! Bientôt n'abattrez vous plus les dictateurs que pour satisfaire les sondages où les directs des JTs, où est donc passé l'humanité dans tout ça, où nous sommes nous fourvoyés, simples voyeurs, même pas témoins pour notre voisin, notre cousine ou tout simplement pour Marie...

 

BHL, tu as trahi tes idéaux, tu as sans doute oublié la grandeur d'âme des philosophes révolutionnaires, tu as abandonné un(e) des vôtres...

Rappelles toi, Paris, années 1970, Marie Dedieu, militante engagée du mouvement féministe, en 1971, elle signait le fameux "Manifeste des 343" qui proclamaient à la "une" du Nouvel Observateur qu'elles avaient bravé l'interdit de l'avortement !!

Elle qui avait participé à la fondation du Mouvement de libération des femmes (MLF). Peut-être as-tu occulté qu'outre la liberté (bien légitime) des peuples à disposer d'eux mêmes, la condition et la place de la femme dans ce monde sont les deux derniers combats que notre civilisation a a mener pour, enfin, sortir de cette Barbarie et entrer en civilisation.

 

Alors, je vous laisse, toi à tes rêves de grandeur et d'existence et lui à ses bienheureuses layettes, pour ma part je ne retiendrais qu'une chose, c'est qu'une grande Dame avec ses rêves, ses convictions, ses combats est partie dans l'horreur et l'effroi, occultée par de biens petites gens. Une scène de la Barbarie ordinaire somme toute.

 

Elle s'appellait Marie Dedieu, elle avait 66 ans, était Française et son nom, à elle, avait une vraie noblesse !...

 

 

 

deuil.jpg  

Par le Copilote Masqué - Publié dans : Fallait pas l'inviter... - Communauté : Expatrie(e)s
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 14:19

...Séverac le Château, dimanche 9 octobre 2011, 16h47, ça y est, le dernier des équipages estampillé "Eléphants" vient de franchir l'arrivée.

...Abidjan, dimanche 9 octobre 2011, 14h55, le Président de la F.I.S.A Alain Ambrosino décroche son téléphone et entre en contact avec ses "poulains" sur place, voici la synthèse de ses propos à l'endroit de nos dignes représentants en terres Millavoises.

 

"...le premier mot qui me vient est Bravo, Bravo pour votre enthousiasme, votre détermination, votre talent, autant de qualités qui vous ont permis à tous de représenter aussi dignement et fièrement nos couleurs et permettre ainsi de véhiculer aussi haut et fort notre message, que dis-je, notre leimotiv à tous et à toutes, OUI, le Sport Automobile est bien vivant en Côte d'Ivoire, oui, vous êtes les messagers de ce renouveau du Sport Auto Ouest-Africain, vous en êtes les fiers Ambassadeurs !!!

 

Et de fierté je voudrais parler pour vous dire combien nous avons été nombreux à vibrer tout au long du week-end au fil de vos spéciales et de vos performances, la fierté qui a été la notre de vous voir passer outre les pièges et chausses trappes qui piègeront au long du Rallye pas moins de 56 équipages contraints à l'abandon, alors, oui, finir ce Rallye est déjà une étape mais pas une fin en soi, vous l'avez compris et avez continué de vous battre et d'aller chercher la performance, de cela oui, je suis, nous sommes, les plus fiers !!!


Fiers, car le Sport Auto en général, le Rallye en particulier est aussi un sport de combat, vous êtes les premiers à le savoir, on se bat tout d'abord contre soi, contre ses équipiers, contre ses adversaires mais in fine contre le chrono.

Au delà, le Rallye est un Sport d'équipe, nous sommes deux à bord de nos autos, nous avons nos préparateurs, nos ouvreurs, nos mécaniciens, nos supporters, autant de personnes sans lesquels nos performances seraient bien vaines et inaccessibles.

 

Permettez moi donc de souligner la cohésion, le respect, l'esprit d'équipe particulièrement remarquables qui ont animé ce week-end au travers de vos équipages bien sûr, de vos équipes également mais aussi et surtout au sein de la forte délégation qui a fait le déplacement depuis Abidjan pour vos supporter et vous aider à porter, ensemble, Haut et Fort les couleurs du Sport Auto Ivoirien, que ce résultat, votre résultat, à tous, soit le premier d'une longue lignée d'évènements insufflés par ce renouveau du Sport Automobile Ivoirien et au delà de ça le renouveau de notre beau pays !!!

 

Soyons fiers du chemin parcouru et, comme vous, relevons les défis de demain,

 

Sportivement,  "

 

A. Ambrosino.

 

 

 

757083204-a0e67d2890-o.jpg 

Par le Copilote Masqué - Publié dans : L'essentiel - Communauté : Côte d'Ivoire - Afrique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 23:38

279949_2223341143248_1239306902_32722555_4765821_o.jpg

 

Et oui, au soir de ce 7 octobre 2011, ce sont, lovés au creux de Millau, au pied de ces Causses séculaires plongés dans l'obscurité et sur lesquels ils iront, dès demain matin 5h30 GMT (heure de départ des recos), livrer bataille face aux hordes mécaniques continentales; ce sont, disais-je donc pas moins de trois équipages Ivoiriens qui s'apprêtent à combattre et fièrement relever tous les espoirs, toutes les envies, tous les rêves de dizaines, de centaines, de milliers, de millions, d'équipages, de supporters, d'Ivoiriens, d'Africains !!!

 

Et que leurs adversaires de demain ne s'y trompent pas, ces Eléphants là, nos Eléphants saurons être à la hauteur de l'enjeu, Oh certes, même si les secondes qui les séparent des quelques WRC, S2000 et autres avions de chasse abonnés aux podiums du CDF seront des handicaps bien lourds pour leurs GrN, ils n'en enfileront pas moins leurs cagoules au petit matin avec la ferme intention de croiser vaillamment le fer et de tenter crânement leur chance, et dès les premières lueurs du jour, alors que leurs roues toucheront enfin la piste des recos, faites moi confiance, ceux là, ces six là, auront déjà signé un pacte avec le diable, ils auront déjà accepté les termes de leur engagement, aller chercher coûte que coûte, vaille que vaille ce satané chrono, aller chatouiller et titiller ces hordes de Toubabous dans leurs belles autos, certains que le jeu en vaut la chandelle !

N'attendez d'eux aucune compassion, aucun "cadeau", aucune faiblesse, sachez, qu'à l'image de notre emblême Pachydermique, ils auront pour vous le respect, la sagesse et la bonté que leur allure débonnaire peut laisser imaginer. Mais au moment de livrer bataille, n'oubliez pas que cet emblême National est aussi signe de force, de détermination, de conquête !!

Nos équipages ont été formés à la rude école Africaine du Rallye, ils savent ce que combattre veut dire, ils connaissent les valeurs de respect, partage et travail d'équipe fondatrices de notre sport, ils savent la patience, ils connaissent le sens vrai de l'expression "mordre la poussière", ils sont unis dans l'effort, braves dans l'épreuve et dignes dans la défaite. Vous ne pourrez pas ne pas croiser au détour d'une cagoule, au coin d'un Peltor, un oeil brillant, un sourire non feint, comme celui d'un enfant trop longtemps puni, parfois meurtri, qui sait la chance qu'il a de pouvoir savourer une friandise, oui, ces Eléphants là sortent de longs mois de guerres et affrontements fratricides sur leur terre d'accueil, de coeur, originelle, et pourtant, leur passion, jamais, n'a faibli et les mène cette année encore, cette année enfin sur vos Terres, pour autant ils ne vous feront aucun cadeau, croyez moi !!!...

 

Oui, lorsque, ce week-end, vous les croiserez au détour d'un parc, d'une table de pointage, d'une assistance, faites bien attention et vous verrez, vous verrez derrière eux, autour d'eux, au plus profond d'entre eux, toute la magie, tous les mystères, toute l'insolence d'un continent, et ce ne seront plus seulement Somaoro Moriféré, Garcia Phillipe, Pagès Eric, Pagès Chantal, Gilles Pulvéric, Cissé Asta Rosa mais bel et bien des dizaines, des centaines, des milliers, des millions, d'équipages, de supporters, d'Ivoiriens, d'Africains qui vous regarderont et vous sourirons, ce sourire, ce respect sans lesquels l'affrontement à venir ne serait digne des ces Gentlemen Drivers à la sauce exotique !

 

Et si les Néo-Zélandais ont leur Haka en Rugby, je livrerais pour ma part à nos valeureux guerriers et à destination de tous leurs adversaires du week-end ce Poème de Charles-Marie Leconte de Lisle intitulé "les Eléphants" et issu du recueil Les Poèmes Barbares, lisez le, savourez le, imprégnez vous de cette force, de cet attachement aux racines, de cette détermination et vous ne regarderez plus nos Eléphants de la même manière, demain, vous verrez, demain sera un autre jour, pour nous en tous cas, pour nous tous, ce sera jour de Fête !!!

 

Le sable rouge est comme une mer sans limite,
Et qui flambe, muette, affaissée en son lit.
Une ondulation immobile remplit
L'horizon aux vapeurs de cuivre où l'homme habite.

Nulle vie et nul bruit. Tous les lions repus
Dorment au fond de l'antre éloigné de cent lieues,
Et la girafe boit dans les fontaines bleues,
Là-bas, sous les dattiers des panthères connus.

Pas un oiseau ne passe en fouettant de son aile
L'air épais, où circule un immense soleil.
Parfois quelque boa, chauffé dans son sommeil,
Fait onduler son dos dont l'écaille étincelle.

Tel l'espace enflammé brûle sous les cieux clairs.
Mais, tandis que tout dort aux mornes solitudes,
Lés éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes
Vont au pays natal à travers les déserts.

D'un point de l'horizon, comme des masses brunes,
Ils viennent, soulevant la poussière, et l'on voit,
Pour ne point dévier du chemin le plus droit,
Sous leur pied large et sûr crouler au loin les dunes.

Celui qui tient la tête est un vieux chef. Son corps
Est gercé comme un tronc que le temps ronge et mine
Sa tête est comme un roc, et l'arc de son échine
Se voûte puissamment à ses moindres efforts.

Sans ralentir jamais et sans hâter sa marche,
Il guide au but certain ses compagnons poudreux ;
Et, creusant par derrière un sillon sablonneux,
Les pèlerins massifs suivent leur patriarche.

L'oreille en éventail, la trompe entre les dents,
Ils cheminent, l'oeil clos. Leur ventre bat et fume,
Et leur sueur dans l'air embrasé monte en brume ;
Et bourdonnent autour mille insectes ardents.

Mais qu'importent la soif et la mouche vorace,
Et le soleil cuisant leur dos noir et plissé ?
Ils rêvent en marchant du pays délaissé,
Des forêts de figuiers où s'abrita leur race.

Ils reverront le fleuve échappé des grands monts,
Où nage en mugissant l'hippopotame énorme,
Où, blanchis par la Lune et projetant leur forme,
Ils descendaient pour boire en écrasant les joncs.

Aussi, pleins de courage et de lenteur, ils passent
Comme une ligne noire, au sable illimité ;
Et le désert reprend son immobilité
Quand les lourds voyageurs à l'horizon s'effacent.

 

Pour Soum, Phiphi, Eric, Chantal, Gilles et Asta, on est TOUS avec vous, soyez braves et fiers !!!

 

 

 

 

416PD4T0BBL._SL500_AA300_.jpg

Par le Copilote Masqué - Publié dans : Rallye : Championnat de France - Communauté : Côte d'Ivoire - Afrique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 18:39

natation-letoffe-heros-L-1.jpeg Et oui, alors que le 21 juillet dernier l'Amérique conquérante rangeait au hangar la navette Atlantis pour ce qui était le dernier vol d'une Navette Spatiale; après 30 années de service, Kennedy Space Center qui vît aussi les permiers hommes sur la Lune décoller, devait bien se demander comment une telle épopée, commencée avec Kennedy et les programmes Gemini, Mercury, puis Appollo, relayé par Nixon et le programme de Navette Spatiale; oui, Kennedy Space Center devait bien se demander comment une telle chevauchée héroïque pouvait se finir dans une telle déchéance, une telle infamie (abandon des programmes spatiaux habités, réductions drastiques des budgets alloués à la recherche spatiale)...

Il est vrai que les conquêtes de la bannière étoilée depuis quelques décennies, après avoir repoussé les frontières de l'espace "connu" à des années lumières de notre bonne vieille Terre, se concentrent désormais au fin fonds du ...moyen orient. Ainsi en va-t-il de l'Afghanistan après avoir titillé, l'Iran puis l'Irak, une peu comme si Henry Ford après avoir inventé sa Ford T était remonté sur un cheval pour partir en croisade, l'Etoffe des Héros n'aura sans doute pas réussi à étancher la soif de l'Or noir, allez savoir...

 

Toujours est-il, que le prochain vol habité sub-orbital d'un engin volant autonome capable de rentrer sur Terre par ses propres moyens sera commandé par, crime de lèse majesté !, David Mackay, 53 ans, citoyen de sa très Gracieuse Majesté la Reine Elisabeth II d'Angleterre.

article-2021118-0CDD5BAE00000578-475 634x410

David, qui avoue avoir eu la vocation en voyant le premier homme poser le pied sur la lune, prit donc la combinaison de vol comme l'on prend la soutane, religieusement, après 16 ans passés dans la R.A.F comme pilote d'essai, il rejoint, en 1995, la compagnie du désormais Annobli Sir Richard Charles Nicholas Branson, Virgin Atlantic, en tant que Commandant de Bord.

Depuis, celui qui s'avouait jusqu'à il y a encore peu de temps comme un cosmonaute frustré, a gravi les échelons et épluché les nombreuses check-list sur son parcours pour atteindre son Grâal, piloter le premier vol Sub-Orbital de Virgin Galactic Spaceship II dès 2013 !

Et comme s'il ne suffisait pas, ces arrogants d'Anglais porteront l'affront jusque sur les terres étoilées puisque SpacePort America, base officielle de Virgin Galactic a élu domicile dans le désert du Nouveau Mexique terre originelle de l'épopée spatiale US !

5105572719_f2bb1be08a_o.jpg

Lors de ce premier vol, suivi de nombreux pré-programmés, puisqu'à ce jour pas moins de 400 aspirants cosmonautes ont réservé leur vol pour l'astronomique somme de 145 000€ (+ 200 000 US$), ce sont donc 6 passagers et 2 membres d'équipage qui s'offriront un saut hors de l'atmosphère terrestre !

6420364_virgin_galactic.jpg

Le vol durera 3h1/2 et se déroulera comme suit : Après avoir quitté le tarmac de Spaceship America, le lanceur et le vaisseau mettront une heure à rejoindre l'altitude de 50 000ft (15 kms), là, la séparation aura lieu et, à Mach 4, Virgin Galactic allumera son Booster principal, les occupants encaisseront à cet instant 4G de pression et il ne leur faudra plus qu'une minute pour sortir de l'atmosphère à la vitesse de 2 600 mp/h (4184 km/h), altitude max à atteindre 361 000ft (110 kms), là, les occupants de Virgin Galactic pourront se détacher de leur siège et goûter aux joies de l'absence de pesanteur.

Las, il leur faudra assez rapidement redescendre sur terre (au propre comme au figuré !!) et entamer le vol retour avec une ré-entrée dans l'atmosphère qui leur fera encaisser pas moins de 7G, et oui, avoir la tête dans les étoiles a un prix !!

4168800612_c8804b73f7_o.jpg

Alors, comme le veut la formule consacrée, Messieurs les Anglais tirez les premiers !!!

 

 

 

images-copie-1.jpg

Par le Copilote Masqué - Publié dans : Dans l'air du temps - Communauté : Expatrie(e)s
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Pointage - heure locale

What's up ?

L'idéal de la vie n'est pas l'espoir de devenir parfait, c'est la volonté d'être toujours meilleur
Ralph Waldo Emerson.

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles

overblog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés