Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Adrénaline Addict

Adrénaline Addict

Le Blog de Bruno, copilote de Rallye, #Blogueur multipolaire #Epicurien #Expatrié, #Adrénaline Addict, #Photographe compulsif et #Médiavore. De l'humeur, des infos, des réactions, de l'action mais surtout du Rallye, beaucoup de Rallye !!!


Rallye Côte d'Ivoire Bandama, ...I have a dream !!...

Publié par le Copilote Masqué sur 7 Décembre 2012, 05:06am

Catégories : #L'essentiel

numerisation0001.png "...en parlant comme il l'a fait, il a inspiré, il a guidé non pas simplement les gens qui étaient là, mais les gens partout [ ] ..ainsi que les générations à venir..."

 

Ainsi parlait le député Américain John Lewis au lendemain de l'allocution du 28 août 1963 que prononça Martin Luther King jr au Lincoln mémorial à Washington D.C.

Tellement vrai, tellement fort, oui, Luther King a été un visionnaire, oui, il a eu cette intelligence de voir, au delà des clivages et de l'histoire, un futur, meilleur, plus fort, plus grand, et des millions à travers le Monde allaient s'engouffrer dans la brêche qu'il venait d'ouvrir et poser les fondations de ce monde meilleur, plus fort, plus grand !

 

Aujourd'hui, à la veille de l'ouverture de la période de recos du Bandama 2012, ce Bandama qu'Alain Ambrosino porte à bout de bras comme un héritage, comme un devoir de mémoire pour que ne se perde pas la traçe, la voie que, dans les années 1960 justement, alors que certains militaient du côté de Washington D.C., d'autres, exploraient les contrées les plus reculées de ce pays béni des Dieux qu'est, encore aujourd'hui, la Côte d'Ivoire.

Aujourd'hui, donc, je ne peux m'empêcher de penser à ceux-là, ceux qui ont défriché, tracé et porté à bout de bras ce Bandama à ses débuts, suffisamment fort, suffisamment grand pour que des décennies plus tard, nous soyons des milliers encore à rêver de ça et que des décennies plus tard des gens comme le Président de la Fédération Ivoirienne de Sport Automobile, Alain Ambrosino s'acharnent à entretenir la flamme et faire rejaillir dans nos yeux et nos âmes l'étincelle qui nous emmènera plus loin, plus fort et plus vite, portés par la dimension du mythe, envoûtés par le poids de la Légende, acteurs, chacun à notre niveau de cette oeuvre, de ce monument voulu il y a quelques décennies par une poignée de passionnés et d'lluminés...

 

Parmi eux, un homme, hors du commun, visionnaire, rêveur, aventurier, généreux, rude et entêté allait poser les bases du Sport Automobile Africain et inventer ni plus ni moins que le Rallye Raid moderne, le père spirituel du "Dakar"; et lui, en son for intérieur le savait déjà, l'anticipait, l'avait compris, visionnaire, rassembleur, organisateur, Jean claude Bertrand était de cette race d'hommes qui guident les foules avec l'aisance, la détermination et le calme de ceux qui ont déjà choisi leur voie et que la vie n'impressionne pas.

Ceux là ont pris la mesure des éléments, du temps et des hommes et jouent sur le planisphère comme vous installeriez une balançoire dans votre jardin, leur jardin est fait de zones vierges sur la carte, de déserts, de jungles et les distances ne sont jamais assez longues, les parcours jamais assez sélectifs, les hommes jamais assez ambitieux pour satisfaire leur soif d'absolu, leur idéal planétaire, leur vie qui se consumme par tous les bouts et ce foutu temps qui passe, implacable, alors, ils font de toutes choses un instrument supplémentaire, une raison particulière de faire les choses d'une certaine manière, à leur manière, à la manière J.C. Bertrand, nous sommes alors en 1969, le Rallye du Bandama vient de naître et son géniteur l’annonce comme le Rallye plus beau et le plus dur au monde !!!. Il l'a fait, il allait inspirer, il allait guider non pas simplement les gens qui étaient là, mais les gens partout [ ] ..ainsi que les générations à venir...

 

Profitant de tous ses contacts établis lors de ses pérégrinations en Europe, Jean Claude Bertrand parvient à réunir un plateau de concurrents et une couverture presse des plus convaincants. Séduit par le résultat (comme les participants par l’épreuve !) il persévère et améliore chaque année son Rallye qui gagne en notoriété, non seulement par la beauté des contrées traversées mais aussi par la rudesse de l’épreuve, à tel point que l’année 1972 donne raison à Jean Claude Bertrand, son Rallye est si dur qu’aucun concurrent ne rallie l’arrivée, le « Bandama » vient de gagner ses lettres de noblesse, Echappement titrera même en une à cette occasion : « Bandama, le Rallye de l’impossible ».

 

L’histoire est en route, le « Bandama » devient le Rallye de Côte d’Ivoire – Bandama et ce fleuve impétueux sera le plus bel ambassadeur du pays dans le domaine des sports mécaniques !!!

 

De 1978 à 1992 le Rallye fait même partie intégrante du Championnat du Monde FIA des Rallyes et toutes les « stars » de ce sport s’illustreront sur nos pistes de latérite, ainsi, entre autres, les Jean Pierre Nicolas, Jean Todt, Henri Pescarolo, Bjorn Waldegard, Hannu Mikkola, Juha Kankkunen,  Jean Ragnotti s’affronteront pendant toutes ces années sur nos pistes à la conquête de ce Rallye de l’impossible, un « Bandama » à cette époque parcourt près de 5 000 kms à travers le pays, d’Abidjan au travers des 4 coins de la Côte d’Ivoire, Yamoussoukro, Bouaké, San Pedro, Korhogo, Odienné, Abengourou, Tabou, Man, Séguéla, Danané, Guiglo, Agboville, Aboisso, Tiébissou, Daloa, Soubré, Boundiali, Dabakala, Dimbokro, Alépé, Kossou, Toulepleu, Béoumi, Issia, Tiassalé, Katiola, Sakassou, Bouaflé, Akoupé, Touba, pas une seule ville qui n’ait échappé à l’appétit de ces dévoreurs de latérite !

 

Et Jean-Claude Bertrand me direz-vous ? Jean-Claude Bertrand continue d’imaginer, de rêver des épreuves toujours plus folles pour faire plaisir à ses potes, à ceux qui croient en ses rêves et vivent ces aventures, ainsi, il créera l’association 5 sur 5 afin d’organiser, chaque année, sur chacun des 5 continents et pendant 5 ans, une course de légende, une vision de notre sport à l'échelle de la planète, certainement trop avant gardiste à l’époque, le projet échouera malgré des reconnaissances et des tracés déjà établis sur 3 continents... Et pourtant jean-Claude a touché du bout du doigt son rêve, son oeuvre semblait sur le point d'être achevée... Ironie du sort depuis quelques années le Dakar a parcouru les steppes d’Europe de l’est et flirté avec l’Asie puis le continent Sud Américain ! Et si ce diable d’homme avait eu raison, et si cette aventure devait s’internationaliser, le savent-ils alors, tous, que c’est en Côte d’Ivoire que leur rêve est né, qu’il a pris forme plus de 30 ans plus tôt ???...

 

Et puis finalement, comment savoir, comment suivre cet esprit perpétuellement bouillonnant, toujours à imaginer quelque chose de plus grand, de plus fort, de plus époustouflant, oui comment comprendre cet appétit insatiable qui lui aura fait croquer la vie aux 5 extrémités de la planète, alors voici soumises à votre appétit à vous quelques bribes de discussions croisées entre deux personnes qui lui furent très proches et l'aimèrent au sens noble et entier du terme, les écouter pendant quelques heures fut un moment rare et précieux dont je mettrais encore longtemps à extraire de mes notes la substantifique moelle, Alain (Ambrosino) et Claudie (Bertrand), ce passage est avant tout pour vous, des bribes comme autant d'étoiles filantes qui strièrent l'espace qui nous entourait durant ces échanges, nul doute pour moi, l'âme du baroudeur qui vivait à 300 à l'heure, était parmi nous ce jour là et j'aime à croire à cette part mystique de nos existences :

 

Michel Hommell (Echappement) : "... Jean-Claude, c'est un ours !!!..."

 

numerisation0004.png

Mi Ours - Mi Baroudeur, un doux dingue visionnaire qui fera rêver des générations

 

Jean-Louis Trintignant : "... Jean-Claude, on va en faire un film !!!..."

 

Henri Pescarolo : "...Bluffé !!..."

 

Claudie Bertrand : "...il a changé ma vie, il l'a embellit, oui, une vie fabuleuse..."

 

numerisation0008.png

7ème Rallye du Bandama, Claudie et Jean-Claude - CH

 

Alain Ambrosino : "...c'était un cas ! il ne supportait pas qu'on lui impose d'autres idées que les siennes et encore moins qu'on lui fasse comprendre que c'était impossible !..."

 

C.B : "...il aimait ses pilotes d'un vrai amour, je me rappelerais toujours lorsque Thierry Sabine s'est perdu, Jean-Claude a lancé les recherches et à l'époque il n'y avait pas de Gps, on a quadrillé avec des 4x4 et un hélico des zones immenses, c'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin, mais il y croyait... ...ils ont d'abord retrouvé la moto que thierry avait abandonnée, finalement ils l'ont retrouvé aux limites de la Lybie, il était dans un état épouvantable, il marchait depuis tant de temps... il (NDLR : Thierry Sabine) avait faim, Jean-Claude n'avait qu'une boite de corned beef, pas de couteau, il (NDLR : Thierry sabine) l'a mangé avec un peigne en pleurant, il avait cru mourir, tu comprends ?..."

 

C.B : "...je suis sentimentale, j'ai gardé le peigne qui a servi à nourrir Thierry dans le Tibesti... Jean-Claude lui avait sauvé la vie, du coup Thierry a travaillé avec nous sur le 5 x 5, 5 Rallyes sur 5 continents sur 5 ans..."

 

A.A : "...il était grande gueule, c'était pas exagéré, pas joué, c'était juste lui, par exemple debout sur un bidon pour donner le départ en ligne en plein désert d'une horde mécanique..."

 

A.A : "...mais tu y croyais, il ne pouvait rien t'arriver, il te disait d'y aller et tu le faisais, il savait, le charisme faisait le reste... ...par contre fallait pas nous toucher, il était protecteur avec ses pilotes, c'était sincère et passionné et nous on suivait !..."

 

C.B : "...en Europe, il avait organisé des courses Canonball, Londres-Milan mais ce qu'il voulait absolument c'était faire son Abidjan-Nice pour et amener ses poulains, sa bande de potes, Etchevery, Gérenthon, Ambrosino, Neyret, Terramossi, N'Guessan et autres au départ du Monte-Carlo..."

 

numerisation0006.png

Arrivée à Monaco du 1er Bandama - Monte Carlo ! Y-a rien là ???!!!...

 

C.B : "...A Nice, l'accueil a été extraordinaire, nous étions fêtés comme des héros, et lui (NDLR : Jean-Claude Bertrand), il a presque fait pleurer tout le monde lors de la remise des prix en racontant les péripéties de son épopée, c'était un sacré public-relations !!..."

 

Sur le Bandama 1972 :

 

A.A : "...c'était dantesque du début jusqu'au bout !!!..."

 

C.B : "...Horrible mais fidèle à la passion de Jean-Claude !..."

 

C.B : "...il voulait toujours plus, il avait désormais prouvé ce qu'il savait faire mais ne voulait pas pour autant abandonner le Bandama, trop renommé !..."

 

numerisation0003.png

Bandama...

 

C.B : "...Jean-Claude avait dit à son oncle (NDLR : celui d'Alain Ambrosino), c'est lui le champion, il sera le meilleur !..."

 

A.A : "...oui, et il m'a pris sous son aile !..."

 

A.A : "...et il nous emmenait partout, il a par exemple organisé le déplacement sur le Press On Regardless 1974 à New York qui comptait pour le Championnat du Monde (NDLR : cette année là Jean-luc Thérier l'emporte sur sa Renault 17 Gordini) et 15 jours avant il nous l'annonce, on part comme on partirait en colo, on dormait où on pouvait, il achète un taxi-limo pour qu'on soit tous ensemble et nous voilà partis avec nos Alpines, 6 équipages au total, un truc fou !!!..."

 

numerisation0005.png

La Team Aseptogyl - Côte d'Ivoire au pays de l'oncle Sam, les rêves sont faits pour être vécus !!!

 

C.B : "...oui, après il ya eu le Maroc et le Portugal, Alain finit 6ème au Maroc !..."

 

numerisation0002.png

Alain Ambrosino - Maroc

 

A.A : "...c'était avant tout un baroudeur, il faisait les choses pour ses potes, c'était son trip à lui !..."

 

C.B : "...de toutes façons il y avait toujours une solution avec lui, par exemple sur le Abidjan-Nice, il décide qu'il faut un hélico pour la sécurité, mais il manque un engin pour le transporter alors il trouve un break Citroën qu'il découpe pour supporter l'hélico, tout le monde le traite de fou ...et ça marche !..."

 

numerisation0007.png

Porte Hélicoptère made in J-C Bertrand, vous l'avez rêvé, il l'avait déjà fait !...

 

C.B : "...le premier mort sur l'Abidjan-Nice ça l'a profondément touché, sinon rien ne le détournait de son rêve et de sa passion, mais là, ça l'a sonné. Puis, après quelques temps, un jour il m'a dit, tu sais, il va y en avoir d'autres, c'est le risque de ce sport..."

 

C.B : "...c'était en 2005, on s'est quittés sur le port à Sète, on devait se retrouver 15 jours plus tard, il est décédé en recos, je ne savais pas que c'était la dernière fois que je le voyais, je me console en me disant qu'il est parti en vivant sa passion jusqu'au bout..."

 

Fidèle, dévoué et passionné...

 

Pour Alain & Claudie

 

Jean Claude Bertrand, nous a donc prématurément quittés en 2005 lors des reconnaissances du Rallye Côte Côte Historique, accompagné de Patrick Tambay et Gérard Sarrazin, ce jour là c’est un peu notre père à tous qui continuons à pratiquer le sport automobile et le Rallye en Côte d’Ivoire qui nous a laissés orphelins, mais grâce à sa vision, nous sommes tous de fidèles fils, toujours aussi passionnés, à courir d’Abidjan à Gagnoa, d’Abengourou à Adzopé, d’Alépé à Assinie tout au long de l’année grâce à nos clubs ; nous sommes ainsi un peu les détenteurs de cette âme, cet esprit qui règne depuis plusieurs décennies en terre Ivoirienne avec pour seul moteur notre passion, pour seul objectif le podium et pour seule mission transmettre le feu sacré de la passion.

 

Alors, lorsque vous poserez vos pas dans ses traces, lorsque vous foulerez cette terre qu'il a tant aimée, passionnément, déraisonnablement, posez vous la seule question qui vaille, l'essentielle, l'aurais-je fait, l'aurais-je seulement rêvé et alors vous saurez que ce qui sépare les géants de la trempe de Jean Claude du commun des mortels c'est cette capacité à donner vie aux rêves, cette propension à vous embarquer dans des aventures hors du commun aussi facilement que ça !!

Au fond, le seul problème de ce colosse au coeur d'or, de ce baroudeur aux manières de gentleman, aura été la taille de son terrain de jeu, une planète un peu trop étriquée pour cet amoureux d'infini et d'extrême, oui, Jean-Claude a laissé derrière lui un gouffre insondable, un trou noir, et encore aujourd'hui rencontrer Claudie Bertrand dans leur appartement non loin du Bd VGE, c'est plonger, s'immerger dans son univers, dans ce lieu que Claudie garde religieusement, un quasi sanctuaire ou au détour de chaque photo, chaque album, chaque manuscrit vous vous attendez à voir surgir l'aventurier au sourire carnassier, prêt à croquer un morceau du pays et à sélancer encore et encore en quête d'un prochain défi !!! Courageux, Combatif, Humble, il aura marqué son temps et ses pairs de son sceau et il était finalement tellement normal, naturel, évident de le célébrer en fêtant ce Bandama revival !

 

A compter de cette édition 2012 sera donc remis lors de chaque édition du Bandama un trophée spécial récompensant l'équipage Ivoirien jugé le plus combatif, courageux et humble, à l'image de leurs aînés ces derniers devront se montrer dignes de ces valeurs et remettront personnellement le trophée l'année suivante aux nouveaux lauréats. Durant la saison qui s'écoulera ils devront être à la

hauteur de cette réputation qui pèsera sur leurs épaules, c'est une responsabilité morale tout autant que sportive.
Cette année, le trophée "Pilote", dénommé "trophée Jean-Claude Bertrand" sera remis par Mme Claudie Bertrand, le trophée copilote, dénommé "trophée Christian Boy" sera remis par Mme Christiane Boy, croyez moi, remporter le Bandama sera un haut fait de guerre mais décrocher ces trophées sera tout simplement un adoubement de vos pairs et aînés, à bon entendeur...

Merci à Claudie et à Christiane d'avoir donné leur accord et validé ce projet, en mémoire de ces grands hommes qui ont fait du Sport Auto Ivoirien une référence.
Pour ma part, je comprends aujourd'hui beaucoup mieux l'acharnement quasi mystique d'Alain Ambrosino à faire revivre le Bandama, cette aventure hors norme où le spirituel, la légende et le sportif s'entremêlent jusqu'à offrir au public un héros transcendé, Jean-Claude Bertrand n'est, au final, que l'ultime maillon manquant de cette aventure moderne, le feu sacré doit être transmis et le porteur de la flamme, le gardien des clefs, doit être à la hauteur de la tâche, aujourd'hui, A. Ambrosino l'a repris et ne lâchera rien, l'âme du Bandama ne meurt pas, car chacun d'entre nous en est détenteur d'une parcelle !!! J-C Bertrand a fait la trace et désormais passé le relais.
Alors, vous tous, filles et fils de Côte d'Ivoire, lorsque le temps sera venu de prendre, enfin, le départ de votre Bandama, soyez fiers et dignes de cet héritage et montrez à la face du monde et de vos pairs que tout ceci n'était pas vain et que la flamme qui ravageait jadis la Côte d'Ivoire de la Djibi à Abengourou, Yamoussoukro, Odienné, Taï, ou San Pedro est belle est bien présente et que vous en êtes les légataires légitimes, croyez en vos rêves !!!
A tous ces maillons manquants qui nous ont trop vite, trop intensément quittés, vous manquez quotidiennement à notre sport, à nos âmes, à nos vies, puissiez vous habiter encore longtemps nos rêves, même les plus fous...
Rallye Côte d'Ivoire - Bandama, ...I have a dream !!...
Ivory Coast :
i-have-a-draem.jpg

Commenter cet article

Pierre Zanone 31/12/2013 16:22


Je tombe par hasard sur ce blog et les souvenirs de Jean-Claude Bertrand ressurgissent. J'étais dans une des rares voitures engagées en janvier 74 dans la "concentration" Abidjan
Monte-Carlo. J'étais le navigo de Jean-Claude Briavoine qui faisait là son premier rallye africain sur un buggy Marland sans aucune préparation, plus apte à draguer sur les Champs que pour
traverser l'Afrique. Une folie à la dimension de Bertrand: aucune assistance, aucun encadrement de course et chacun se dém... La compétition comme, avec nos copains les frères Marraud, nous
pensions que ce devait être. Alors évidemment plus tard sur le Dakar on avait un peu l'impression d'être au Club Med.


Souvenir aussi d'une approche avec Jean-Claude d'hippopotames en rivière pour faire des photos au-dessus de Bouaké. Ce fou, pour me faire plaisir, allait les narguer en nageant et en hurlant à
quelques mètres d'eux. Je me rappelle aussi de la petite piscine de la petite villa que Claudie et lui avaient pas loin de Treichville...


On ne croise pas souvent dans une vie des personnages comme lui. Il était trop, c'est sûr, mais tellement de gens ne sont pas assez...


Pierre Zanone

fredy Mendy 08/12/2012 20:41


Merci pour l article qui nous plonge deja dans la ferveur du week end du Bandaman

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents