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Adrénaline Addict

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Le Blog de Bruno, copilote de Rallye, #Blogueur multipolaire #Epicurien #Expatrié, #Adrénaline Addict, #Photographe compulsif et #Médiavore. De l'humeur, des infos, des réactions, de l'action mais surtout du Rallye, beaucoup de Rallye !!!


1er Rallye des Lagunes, les fauves sont lâchés...

Publié par le Copilote Masqué sur 13 Novembre 2007, 15:09pm

Catégories : #Rallye : Côte d'Ivoire

Vendredi 9 novembre 2007, 18h00, début des vérifications techniques et administratives de cette 1ère édition du Rallye des Lagunes.  Les motards font partie de la première vague, motards qui participent en marge du Rallye (pas de points marqués à leur Championnat National) sous la forme d'une baja et sur le même parcours que les autos, l'armada KTM défile après les deux Honda de Segara et Cormenier, Verplanck présente sa 525 EXC, Claude Ambrosino sa 660 du dernier Dakar, Rami et Marco leurs 450 EXC, Nico et Hervé leurs 525 XC-R, Pascal Vigneron est finalement forfait avec sa 950. Viennent ensuite les Yamaha, Kevin Ligonnet et JC Rousseau avec leurs 450 WRF, tout comme l'actuel leader du Championnat de Côte d'Ivoire Moto, Christian Tribout qui cloture ainsi la série des deux roues.

La première auto à venir pointer son nez sous la tente où officie le staff de ce Rallye (Bernard Dechatres - Président du Collège des Commissaires, Edouard Massida - Responsable des contrôles, Jean Pierre Glouin - Responsable sécurité, votre serviteur Directeur de Course) est la Peugeot 206 GrA de l'équipage Namé Patrick - Raynal Hervé, suivent ensuite parmi les principaux, les deux Evo 6 grN de Pagès-Pagès et Brossier-Estievenart, l'Evo 8 GrN de Soumaoro-Garcia, la Xsara GrN de Bottari-Feugas, la 309 intégrale de Malherbes-Roynet, ou encore la Corolla de Kouamé-Soumaila, la Mazda 323 de Bamba-Bakayoko ou la très exotique BMW de Jean Albert- Kouadio Kan, les vérifications traîneront jusqu'à 23h00, heure à laquelle on clotûrera avec l'équipage Bottari Cyril - Zarour Nino et leur splendide Galant VR4 qui connaît néanmoins des petits soucis électriques au sortir de la séance...

Une partie de la (courte) nuit est mise à profit par l'organisation pour optimiser le lendemain, Edouard coordonne ses contrôleurs, Bernard vérifie ses fiches du Rallye, pour ma part je re-vérifie les transpondeurs des équipages et ma liste de départ. La nuit s'étire tranquillement et seule la pluie s'invite alors que le reste de la semaine a été  quasi sec, quid de l'état de la piste demain matin lorsque le premier concurrent s'élancera à 8h00 GMT ?

5h00 réveil, sous la douche et déjà le téléphone sonne, Edouard est en route et se dirige vers le corridor de Port Bouet (et oui, nous sommes dans un pays en paix mais sous "embargo" nocturne, les corridors qui ceinturent Abidjan ferment à 22h00 et ouvrent à 6h00... c'est comme ça.), une file de camions s'étend déjà et il parvient fièrement à placer son Pajéro en 10ème position, je le rejoint dans la file un quart d'heure plus tard avec l'Outlander en 50ème position, la barrage ouvre, c'est la ruée vers Grand Bassam (environ 40 kilomètres), peu de temps de dispo à perdre, alors on roule. Arrivée sur place aux alentours de 6h20, Edouard règle quelques détails et part bientôt pour le tour d'ouverture, sur le terrain, les premiers contrôleurs mettent déjà en place leur poste, son organisation est bien rodée. Pour ma part, rapidement rejoint par Loïc (Furquand, le webmaster du MCCI) je prend possession des lieux dans la Préfecture et le Musée du vieux Bassam. Installation du PC Course et pré-ouverture du Parc Fermé, mise en place des personnels de sécurité, les Forces de l'Ordre arrivent également et prennent leurs affectations auprès de Jean Pierre, là aussi la musique semble bien rodée. Le soleil rasant vient bientôt inonder le parc, la journée sera chaude semble-t-il :


Bassamparcferm--.jpg
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Le charme colonial et les couleurs défraîchies du Vieux Bassam sont en rupture totale avec la débauche mécanique et technologique qui peu à peu prend possession des alentours, les assistances s'installent, les équipages se retrouvent, plus que quelques minutes avant l'ouverture du Parc Fermé (7h00) pas le temps de s'extasier plus que ça, il va bientôt falloir parquer les fauves avant de les lâcher pour 470 kilomètres (dont 208 de spéciales) répartis en 3 sections, la journée s'annonce effectivement chaude mais aussi passionnante...

Les motards sont les premiers à pénétrer dans l'enceinte du Parc, il est 7h00 GMT, au premier plan la KTM 660 de Claude Ambrosino :

Rallye-des-Lagunes-KTM.jpg
7h30, clotûre du Parc Fermé, tout le monde est là excepté deux nouveaux forfaits ce matin, Jean Albert et sa BMW, Bottari - Zarour et leur Galant VR4, problème électrique généralisé, too bad pour le team Bottari Rallye Sport, derniers vérificatifs des CH et  le téléphone qui sonne, encore, Edouard entre dans l'ES3, RAS jusque là sur le parcours, la piste est sèche, les contrôles tous en place ainsi que les Forces de l'Ordre,  ici, on commence à tourner dans tous les sens et à s'observer, cette sensation si particulière à quelques minutes du départ, lorsque vos boyaux et votre vessie se rappellent à votre bon souvenir, lorsque l'on ressasse pour la énième fois le parcours, le contenu de son sac (pour le copi), l'heure officielle sur sa montre, tout ce qu'on a fait sur la voiture en espérant n'avoir rien oublié (salut Pascal, salut  Eric !!), la chaleur (déjà 28°C) n'arrange rien, chacun cherche son coin d'ombre, son refuge, son isolement, sa sérénité. Le calme avant de déclencher les enfers, la torture avant de se libérer au son du coupe circuit "On", quel bonheur, quelle sensation extraordinaire.

abandonsavantlheure.jpg
podiumavantlheure.jpg

8h00, Fred Segara est le premier à s'élancer, sur la ligne de départ alors que je lui remet son carton de pointage et son transpondeur nous échangeons les dernières banalités, histoire de dédramatiser l'enjeu, histoire de ne plus penser à ce noeud à l'estomac. Pour ma part, ce rituel a aujourd'hui une double signification, celle bien sûr, du copi que je suis et reste, je connais cette sensation et ai appris avec les années à l'apprivoiser, à jouer avec, je l'apprécie, elle est bon signe, signe que tout se déroule comme d'habitude, que tout va se dérouler comme à l'accoutumée. Aujourd'hui, pourtant, une deuxième sensation se fait mienne et même si je me retyrouve dans les regards et les silences des uns et des autres cette nouvelle sensation prend bientôt le pas sur tout autre chose... l'angoisse pointe, une douleur sourde, celle jusque là inconnue et pourtant anticipée et redoutée du Directeur de Course !

Chacun de ces concurrents que je libère en lui égrènant les dernières secondes, chacun de ceux que je lâche après avoir échangé quelques derniers mots est un peu le mien, alors on glisse quelque encouragement, quelque "..sois prudent tout de même...", histoire de se rassurer, de se dire que l'organisation mise en place est bien rôdée (Merci mille fois effectivement Edouard , Phiphi, Jean Louis et Jean Pierre entre autres !) et que tout (TOUT !!) se passera bien, aucun dégât, aucun chat noir, tout y passe croyez moi, même le plus improbable, et pourtant il faut tenir la distance, chercher le moindre signe d'anomalie, d'incohérence, essayez de renvoyer un peu plus loin l'idée du poids de ces responsabilités pour mieux les apprivoiser, oui, cet exercice est délicat et pourtant, à 8h00, lorsque Fred Segara s'élance sous les Bravo de la haie de spectateurs (les ai-je seulement vus omnibulé que j'étais par la photo d'ensemble, j'ai la sensation aujourd'hui d'avoir loupé ce détail...), tout se déroule comme sur un billard, Edouard est dans l'ES4 et désormais proche de nous, Bernard est là, rassurant, oui, à cet instant je suis bien, heureux d'être là parmi les miens, heureux de lire dans les regards que tout va bien.

Il est 8h01, Fred Segara vient de s'élancer dans les rues de Grand Bassam et Jimmy Cormenier sort du parc en s'avançant vers la zone de CH, tout va bien, il fait beau et chaud, la journée s'annonce passionnante, mais ça c'est une autre histoire à lire juste après, dans : "Rallye des Lagunes, Enfer..."...

A tout de suite...



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Gaetan 13/11/2007 23:23

Adrénaline et stress avant de monter dans nos bolides déchainés sur les pistes ou les routes, bataillant contre le chrono ... Et maintenant ; adrénaline et stress en regardant les autres partir alors que toi, tu restes au pied du podium ! Chapeau "Monsieur" Bruno ... je m' en veux d' avoir loupé notre premier départ commun !

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