Mercredi 14 novembre 2007
Equipage Soumaoro Moriféré - Garcia Philippe Champions de Côte d'Ivoire des Rallyes 2006 & 2007
Team Central Motorsports Champions de Côte d'Ivoire des Rallyes 2003 - 2004 - 2005 - 2006 & 2007 !!!
par le Copilote Masqué
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Rallye : Côte d'Ivoire
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15h00, samedi 10 novembre 2007, l'Evo 8 n°21 quitte le CH de départ, Eric Pagès et son Evo 6 se préparent, 156 kilomètres à
parcourir dont un peu plus de 70 en spéciale, le temps a l'air de repasser au beau, voilà qui promet une dernière section de toute beauté, en espérant qu'aucun des trois équipages ne
commettra d'erreur de dernière minute...
SC9, Soum réalise 16'41", Pascal Brossier suit en 16'54", Eric Pagès est en 17'10", les temps sont clairement plus posés que lors des sections précédentes, on gère la course dans les évos, SC10
Soum et Brossier finissent dans la même seconde en 14'27", ça sent le challenge, même si à la régulière, Pascal ne peut revenir sur le leader, le fighting spirit est tout de même là, excellent
!!! SC11, le scratch pour Brossier en 12'05", Soum en 12'09", Eric Pagès marque le pas en 12'25", arrive la SC12, à cet instant, il est 16h52 et nous sommes tous suspendus
aux communications avec les arrivées et départ pour checker l'avancée de nos poulains respectifs et attendons fébriles de voir les phares des évos se frayer un passage parmi le trafic de ce
samedi après midi sur le pont de Bassam...
16h52, Soum s'élance pour cette ultime ES, deux minutes plus tard Pascal s'élance à son tour dans le chrono, ils réalisent à nouveau le même temps , à la seconde, 6'25", Eric
Pagès, réalise, lui, 6'44", contrat rempli, les équipages rentrent enfin, léssivés certes mais heureux, heureux d'avoir triomphé de ce parcours sélectif et technique, un challenge de plus
pour nos pilotes d'évos.
17h30, l'Evo 8 des Champions de Côte d'Ivoire en titre rejoint son assistance, les deux compères du Team Central Motorsports ont la
banane, et pour cause, ils viennent de remporter un Rallye de plus cette saison, qui plus est ils décrochent un nouveau Titre National grâce à cette victoire, cerise sur le gateau, grâce à ce
titre, Philippe est le premier Copilote du Championnat de Côte d'Ivoire des Rallyes à décrocher 3 couronnes, allez, je suis un poil jaloux mais en même temps tellement fier, fier de pouvoir
cotoyer des loustics de cet acabit, de faire partie du Team désormais quintuple Champion de Côte d'Ivoire des Rallyes, fier de ce gars là et oui, pour une fois on va laisser de côté un peu le
pilote pour célébrer le copi, OUI, il l'a fait !!!!!
Phiphi, Champion, un grand copilote à n'en pas douter mais avant tout un grand Bonhomme que ce gars là, croyez moi, ouais, un sacré bonhomme...
Allez, une petite dernière prise sur les marches de la préfecture de Grand Bassam avant la publication officielle des résultats, les trois équipages sont là, heureux, on dirait :


Un grand Merci donc à toutes les équipes et bénévoles qui ont travaillé ces dernières semaines pour que cette fête soit réussie, à tous les équipages qui ont apporté leur contribution technique à
la mise en place (chacun se reconnaîtra), à tous ceux qui ont joué le jeu et enfin mention toute particulière à Philippe pour sa sagesse, Edouard pour sa persévérance, Jean Pierre pour sa bonne
humeur, Marie pour son rôle de relations concurrents personnalisé à un concurrent (salut Kévin !), Benoît pour son calme, Bernard pour sa sérénité, Loïc pour sa complicité, Claudia pour ses fous
rires, Fred pour avoir joué les ambulanciers de luxe, Gaétan pour nous avoir encouragés à distance malgré sa déception au Terre de Vaucluse et enfin, last but not least, Jean Louis pour être là,
toujours, à tous Merci, ce fut un beau Rallye !
par le Copilote Masqué
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Rallye : Côte d'Ivoire
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Vendredi 9 novembre 2007, 18h00, début des vérifications techniques et administratives de cette 1ère édition du Rallye des Lagunes. Les
motards font partie de la première vague, motards qui participent en marge du Rallye (pas de points marqués à leur Championnat National) sous la forme d'une baja et sur le même parcours que les
autos, l'armada KTM défile après les deux Honda de Segara et Cormenier, Verplanck présente sa 525 EXC, Claude Ambrosino sa 660 du dernier Dakar, Rami et Marco leurs 450 EXC, Nico et Hervé leurs
525 XC-R, Pascal Vigneron est finalement forfait avec sa 950. Viennent ensuite les Yamaha, Kevin Ligonnet et JC Rousseau avec leurs 450 WRF, tout comme l'actuel leader du Championnat de Côte
d'Ivoire Moto, Christian Tribout qui cloture ainsi la série des deux roues.
La première auto à venir pointer son nez sous la tente où officie le staff de ce Rallye (Bernard Dechatres - Président du Collège des Commissaires, Edouard Massida - Responsable des contrôles,
Jean Pierre Glouin - Responsable sécurité, votre serviteur Directeur de Course) est la Peugeot 206 GrA de l'équipage Namé Patrick - Raynal Hervé, suivent ensuite parmi les principaux,
les deux Evo 6 grN de Pagès-Pagès et Brossier-Estievenart, l'Evo 8 GrN de Soumaoro-Garcia, la Xsara GrN de Bottari-Feugas, la 309 intégrale de Malherbes-Roynet,
ou encore la Corolla de Kouamé-Soumaila, la Mazda 323 de Bamba-Bakayoko ou la très exotique BMW de Jean Albert- Kouadio Kan, les vérifications traîneront jusqu'à 23h00, heure à
laquelle on clotûrera avec l'équipage Bottari Cyril - Zarour Nino et leur splendide Galant VR4 qui connaît néanmoins des petits soucis électriques au sortir de la séance...
Une partie de la (courte) nuit est mise à profit par l'organisation pour optimiser le lendemain, Edouard coordonne ses contrôleurs, Bernard vérifie ses fiches du Rallye, pour ma part je
re-vérifie les transpondeurs des équipages et ma liste de départ. La nuit s'étire tranquillement et seule la pluie s'invite alors que le reste de la semaine a été quasi sec, quid de l'état
de la piste demain matin lorsque le premier concurrent s'élancera à 8h00 GMT ?
5h00 réveil, sous la douche et déjà le téléphone sonne, Edouard est en route et se dirige vers le corridor de Port Bouet (et oui, nous sommes dans un pays en paix mais sous "embargo"
nocturne, les corridors qui ceinturent Abidjan ferment à 22h00 et ouvrent à 6h00... c'est comme ça.), une file de camions s'étend déjà et il parvient fièrement à placer son
Pajéro en 10ème position, je le rejoint dans la file un quart d'heure plus tard avec l'Outlander en 50ème position, la barrage ouvre, c'est la ruée vers Grand Bassam (environ 40 kilomètres), peu
de temps de dispo à perdre, alors on roule. Arrivée sur place aux alentours de 6h20, Edouard règle quelques détails et part bientôt pour le tour d'ouverture, sur le terrain, les
premiers contrôleurs mettent déjà en place leur poste, son organisation est bien rodée. Pour ma part, rapidement rejoint par Loïc (Furquand, le webmaster du MCCI) je prend possession
des lieux dans la Préfecture et le Musée du vieux Bassam. Installation du PC Course et pré-ouverture du Parc Fermé, mise en place des personnels de sécurité, les Forces de l'Ordre arrivent
également et prennent leurs affectations auprès de Jean Pierre, là aussi la musique semble bien rodée. Le soleil rasant vient bientôt inonder le parc, la journée sera chaude semble-t-il :
Le charme colonial et les couleurs défraîchies du Vieux Bassam sont en rupture totale avec la débauche mécanique et technologique qui peu à peu prend
possession des alentours, les assistances s'installent, les équipages se retrouvent, plus que quelques minutes avant l'ouverture du Parc Fermé (7h00) pas le temps de s'extasier plus
que ça, il va bientôt falloir parquer les fauves avant de les lâcher pour 470 kilomètres (dont 208 de spéciales) répartis en 3 sections, la journée s'annonce effectivement chaude mais aussi
passionnante...
Les motards sont les premiers à pénétrer dans l'enceinte du Parc, il est 7h00 GMT, au premier plan la KTM 660 de Claude Ambrosino :
7h30, clotûre du Parc Fermé, tout le monde est là excepté deux nouveaux forfaits ce matin, Jean Albert et sa BMW, Bottari - Zarour et leur Galant
VR4, problème électrique généralisé, too bad pour le team Bottari Rallye Sport, derniers vérificatifs des CH et le téléphone qui sonne, encore, Edouard entre dans l'ES3, RAS
jusque là sur le parcours, la piste est sèche, les contrôles tous en place ainsi que les Forces de l'Ordre, ici, on commence à tourner dans tous les sens et à s'observer, cette sensation si
particulière à quelques minutes du départ, lorsque vos boyaux et votre vessie se rappellent à votre bon souvenir, lorsque l'on ressasse pour la énième fois le parcours, le contenu de son sac
(pour le copi), l'heure officielle sur sa montre, tout ce qu'on a fait sur la voiture en espérant n'avoir rien oublié (salut Pascal, salut Eric !!), la chaleur (déjà 28°C) n'arrange rien,
chacun cherche son coin d'ombre, son refuge, son isolement, sa sérénité. Le calme avant de déclencher les enfers, la torture avant de se libérer au son du coupe circuit "On", quel
bonheur, quelle sensation extraordinaire.
8h00, Fred Segara est le premier à s'élancer, sur la ligne de départ alors que je lui remet son carton de pointage et son transpondeur nous
échangeons les dernières banalités, histoire de dédramatiser l'enjeu, histoire de ne plus penser à ce noeud à l'estomac. Pour ma part, ce rituel a aujourd'hui une double signification, celle bien
sûr, du copi que je suis et reste, je connais cette sensation et ai appris avec les années à l'apprivoiser, à jouer avec, je l'apprécie, elle est bon signe, signe que tout se déroule comme
d'habitude, que tout va se dérouler comme à l'accoutumée. Aujourd'hui, pourtant, une deuxième sensation se fait mienne et même si je me retyrouve dans les regards et les silences des uns et des
autres cette nouvelle sensation prend bientôt le pas sur tout autre chose... l'angoisse pointe, une douleur sourde, celle jusque là inconnue et pourtant anticipée et redoutée du Directeur de
Course !
Chacun de ces concurrents que je libère en lui égrènant les dernières secondes, chacun de ceux que je lâche après avoir échangé quelques derniers mots est un peu le mien, alors on glisse quelque
encouragement, quelque "..sois prudent tout de même...", histoire de se rassurer, de se dire que l'organisation mise en place est bien rôdée (Merci mille fois effectivement Edouard ,
Phiphi, Jean Louis et Jean Pierre entre autres !) et que tout (TOUT !!) se passera bien, aucun dégât, aucun chat noir, tout y passe croyez moi, même le plus improbable, et pourtant il faut tenir
la distance, chercher le moindre signe d'anomalie, d'incohérence, essayez de renvoyer un peu plus loin l'idée du poids de ces responsabilités pour mieux les apprivoiser, oui, cet exercice est
délicat et pourtant, à 8h00, lorsque Fred Segara s'élance sous les Bravo de la haie de spectateurs (les ai-je seulement vus omnibulé que j'étais par la photo d'ensemble, j'ai la
sensation aujourd'hui d'avoir loupé ce détail...), tout se déroule comme sur un billard, Edouard est dans l'ES4 et désormais proche de nous, Bernard est là, rassurant, oui, à cet
instant je suis bien, heureux d'être là parmi les miens, heureux de lire dans les regards que tout va bien.
Il est 8h01, Fred Segara vient de s'élancer dans les rues de Grand Bassam et Jimmy Cormenier sort du parc en s'avançant vers la zone de CH, tout va bien, il fait beau et chaud, la
journée s'annonce passionnante, mais ça c'est une autre histoire à lire juste après, dans : "Rallye des Lagunes, Enfer..."...
A tout de suite...

par le Copilote Masqué
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